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L’édito

andre_s_photopgAndré Smolarz

Voilà des mois que les médias occultent la France Insoumise (FI), trop attirées par l’exercice facile du buzz autour des primaires. On peut dire que LR et PS ont parfaitement accordé leurs calendriers pour leur faciliter la tâche et occuper l’espace médiatique.

Pendant ce temps, que faisions-nous à la France Insoumise ? Rien moins qu’un lancement de rassemblement, dès le mois de février 2016, après que Jean-Luc Mélenchon ait proposé sa candidature à la candidature de la Présidentielle 2017.

Aucun autre candidat ne s’est alors manifesté et c’est donc fort de plus de 100 000 soutiens et devant plus de 10 000 insoumis qu’il a annoncé, le 5 juin 2016, sa candidature pour la France insoumise.
Ensuite ce fut la convention de la FI à Lille en octobre 2016 dont le succès et la qualité des débats ont été (une fois n’est pas coutume) salués par quelques médias. De cette convention est sorti le programme qui avait été élaboré collectivement et enrichi par des milliers de contributions. Ce programme est en vente en librairie depuis le 1er décembre.

Maintenant que l’épisode calamiteux des primaires est achevé, on pourrait penser qu’il va être question de politique et qu’enfin, nous allons être interrogés sur notre programme.

Eh bien non ! les médias nous parlent maintenant d’alliances, de rapprochements, de stratégies. Il semble qu’ils n’aient pas tout à fait tort puisque les principaux concernés, qui ont parfaitement ignoré la FI jusqu’à présent se sentent pousser des ailes après ce qu’ils nomment entre eux « une victoire de la gauche » à la primaire du PS. C’est ainsi qu’on entend dire ici et là que le PCF pourrait se rapprocher de B. Hamon, de même que Y. Jadot.

Que penser de tout ça ?
Que penser du PCF dont les militants décident de soutenir Jean-Luc Mélenchon, mais pas son programme ?
Que penser d’un tel soutien lorsqu’on est obligé d’expliquer aux personnes dont nous allons à la rencontre sur les marchés, que le tract signé « Front de gauche – PCF » n’est pas le même que celui que nous leur tendons au nom de la FI ?
Que penser de EELV qui décide de faire sa primaire (fort réussie sur le plan calamiteux) pour avoir SON candidat en sachant parfaitement qu’il n’a aucune chance de dépasser les 1% ?
Que penser du « frondeur » B. Hamon qui, n’étant pas un perdreau de l’année en politique, sait parfaitement que le PS qu’il n’a toujours pas quitté a tourné le dos à la classe ouvrière depuis plus de 30 ans ?

Je ne sais pas vous, mais moi personnellement, j’ai le sentiment depuis déjà quelques temps que ces acteurs politiques n’ont pas conscience du moment qui se joue. Plus encore, j’ai des doutes très sérieux sur leur sens de l’intérêt général et du bien commun. Je ne vois derrière leurs postures qu’une espèce de « sauve qui peut » à base de calculs tactiques irresponsables, comme un ultime baroud de déshonneur.

Pendant ce temps, la France insoumise est dans l’action et dans la dynamique de rassemblement.

Chers camarades qui faites appel au rassemblement des gauches, les portes de la FI sont grandes ouvertes et les mains tendues, mais comprenez une chose essentielle pour ce qui nous concerne :
A la France insoumise, nous n’exigeons pas d’avoir la carte du PC pour être communiste, nous n’exigeons pas la carte d’EELV pour être écologiste, nous n’exigeons pas d’avoir la carte du PS pour être socialiste, nous n’exigeons pas d’avoir la carte du Parti de Gauche pour être de gauche. Nous sommes déjà le rassemblement de toutes ces idées, animés par le seul souci de l’action collective pour mettre un coup d’arrêt aux politiques infernales qui nous sont imposées depuis des décennies par la droite et le PS.

Vous avez le choix chers camarades, entre vous accrocher désespérément à votre appareil et le mener à sa perte ou bien prendre conscience du moment crucial qui se joue et nous rejoindre. Dans ce dernier cas, la victoire n’est plus un rêve et vos appareils n’en sortiront que ragaillardis. A bons entendeurs…

 

"Il faut choisir : se reposer ou être libre" (Thucydide, par Castoriadis)