Vers une société solidaire et écologique

MAYOR_Josiane

Ci-dessous un article de Josiane Mayor, paru dans l’Essor du Barsuraubois, journal de la section du PCF de Bar sur Aube.

Nous savons aujourd’hui que les ressources naturelles ne sont pas illimitées, que nous produisons de plus en plus de déchets non transformables et que la pollution, si nous ne faisons rien, deviendra irréversible.

Nous sommes obligés aujourd’hui de tenir compte des dommages irréparables, tant sur le plan environnemental qu’humain, que provoque la course à toujours plus de profits pour les plus riches, qu’est le libre-marché.

La transition écologique est le passage entre une économie qui produit pour produire, dont l’objectif n’est que l’accumulation infinie du capital dans les mains de quelques uns, sans souci de ce qu’elle laisse derrière elle et une économie respectueuse et solidaire qui permette à tous un niveau de vie digne tout en protégeant un environnement nécessaire à notre survie et à celle des générations futures. Un exemple, l’obsolescence programmée : la plupart de nos appareils ménagers et audiovisuels ont une espérance de vie très courte. Au delà, ils ne sont plus réparables et vont s’entasser sur les piles de déchets qui nous envahissent de plus en plus. Ce système oblige les consommateurs à consommer toujours plus et à s’endetter. Il est tout à fait possible de fabriquer des appareils réparables, c’est un choix. Ensuite, un recyclage peut être envisagé afin de transformer la matière en un autre produit. C’est ce qu’on appelle l’économie circulaire. Tout se transforme et rien ne se perd. Quelques entreprises innovantes, souvent issues de l’Economie sociale et solidaire, s’en sont déjà emparées et créent ainsi de l’emploi.

La production industrielle, sur le mode capitaliste, n’épargne personne, ni les salariés, ni les consommateurs, ni l’environnement. L’emprise de la finance sur le monde de l’industrie fait que l’argent, même public, ne va pas aux salariés ni à la recherche mais dans la poche des actionnaires, dans un jeu de Monopoly où la société est toujours la grande perdante. Aucun effort n’est fait, ou si peu, pour rendre les entreprises moins polluantes ou protéger au mieux la santé des salariés.

L’agriculture intensive, que la finance a persuadée qu’elle ne peut s’en sortir qu’en surproduisant et en s’endettant, avec son lot de pesticides, provoque des cancers à la chaîne, chez les agriculteurs d’abord, au contact direct des produits hautement toxiques de Monsanto et autres multinationales. Et les premiers à en payer le prix c’est la population, et en particulier les plus démunis, qui n’ont pas le choix. Les maladies dûes à une exposition à des produits toxiques ont explosé : les produits phytosanitaires dans tout ce que nous mangeons, les antibiotiques et les hormones de croissance dans la viande,le paraben dans les plastiques mous et les cosmétiques, les conservateurs dans les boîtes de conserves… la liste est longue… Nous ne pouvons accepter une alimentation qui nous rend malade, d’autant plus que c’est la Sécurité sociale qui en paye les conséquences et non les firmes agroalimentaires.

Les productions locales, issues d’une agriculture raisonnée, sont les seules à nous offrir un gage de qualité et une traçabilité des produits. L’absence de transports importants (Les crevettes du Danemark sont décortiquées, à faible coût, au Maroc et renvoyées au Danemark!) diminue la destruction de la couche d’ozone. Ce n’est qu’en tranférant les aides publiques vers les entreprises qui respecteront une charte environnementale et créatrice d’emplois sécurisés, en encourageant les circuits courts, du producteur au consommateur et en privilégiant les transports non polluants comme le train (passagers, ferroutage et fret) qu’on pourra commencer à garantir un avenir sain pour le futur.

La transition écologique est incompatible avec une société libérale. Le « capitalisme vert » est un véritable non sens car le capitalisme porte en lui la destruction de l’homme et de l’environnement. Seul un changement profond des structures de la société permettra d’allier bien-vivre pour tous et environnement.

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