En 2017, prenons le relais de la Wallonie !

 

Donald Tusk - Président du conseil européen.
Donald Tusk – Président du conseil européen.

L’actualité de ces derniers jours à propos du CETA, a de nouveau relégué les citoyens européens au rang de sous-représentants face à une institution européenne de fin de règne qui, devant son incapacité à affronter politiquement la réalité, n’a plus d’autres recours que le passage en force en affichant ostensiblement un visage de plus en plus autoritaire.

Nos voisins Wallons avaient montré vendredi 21 octobre dernier un bel exemple de courage politique en refusant de ratifier le CETA, mais ils avaient ainsi causé beaucoup de peine à la ministre du commerce international du Canada Chrystia Freeland. Ce fut une posture un peu trop audacieuse face au mur de Bruxelles qui a alors considéré que cet affront d’un tout petit (cette région représente un peu moins de 1% de la population de l’Europe des 27) devait être effacé sur-le-champ.

Signature du CETA – c’est donc chose faite

Cela n’a pas tardé. Après que le Premier Ministre Belge ait déclaré jeudi soir dernier devant son parlement que : «Pas une virgule n’a bougé dans le texte du CETA», les différents parlements régionaux belges donnaient leur accord au texte amendé et le président du conseil européen, Donald Tusk, annonçait dans la foulée la signature du traité entre le Canada et l’Union européenne.
Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, se félicitait de son côté de l’accord trouvé et annonçait sa venue à Bruxelles où l
’accord sur le CETA a été signé ce dimanche 30 octobre.
Pour enfoncer ce clou rouillé dans nos têtes trop dures, la prochaine étape très attendue et souhaitée par nombre de technocrates européens est que les négociations et les processus de ratification des traités de libre-échange relèvent désormais de la seule compétence de la commission et du parlement européens. En d’autres termes qu’il n’y ait plus d’accords «mixtes». En cela, si la cour européenne de justice décide que l’accord commercial avec Singapour est de la compétence exclusive de la commission, la voie sera libre et il n’y aura plus de compte à rendre aux parlements nationaux pour engager les pays de l’Union européenne dans les futurs accords commerciaux.

Alors que beaucoup de commentateurs accusaient la Wallonnie de prendre l’Europe en otage, une majorité de citoyens européens et canadiens se ralliaient à la cause wallonne. Comme l’écrivait encore fort justement Martine Orange vendredi «le problème, pour nombre d’Européens, n’est pas que 1 % de la population européenne puisse bloquer 500 millions d’Européens, mais que seulement 1 % de la population européenne ait été autorisée à débattre sur cette importante question commerciale de cette façon approfondie, que leurs propres élus ne se soient jamais exprimés véritablement sur le sujet.»

Et maintenant ?

Perspectives politiques

Le texte du CETA devra désormais être ratifié par le Parlement européen, sans doute au début de 2017, ce qui permettra sa mise en œuvre provisoire. Dans ce contexte, les élections présidentielles et législatives qui auront lieu en France dans cette période, doivent mobiliser tous les citoyens qui souhaitent sortir de ce carcan.

logo_phi_600La candidature de «La France insoumise» portée par Jean-Luc Mélenchon constitue, à ce titre, un recours inédit et unique en France pour sortir par le haut des traités européens, mais aussi du système de monarchie Présidentielle d’une 5ème République moribonde.

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