Archives de catégorie : 2015

COP 21, miroir aux alouettes…

Nous empruntons cette analyse de la COP21 au site Alternatives-Projets miniers

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Une épidémie d’amnésie volontaire semble avoir frappé l’ensemble des mercenaires médiatiques relatant les péripéties de la conférence climatique de Paris, car à lire ou à écouter leurs commentaires “à chaud”, si l’on ose s’exprimer ainsi, on voudrait nous faire croire qu’un accord historique vient d’être rédigé, une fois de plus in extrémis, entre les 195 pays participants.
En ces temps de découplage entre mémoire et actualité, ne laissant entrevoir que l’écume de cette dernière, se rappeler que le trop long processus de négociations engagé depuis plus de vingt ans a toujours finalisé des engagements non-contraignants qui n’ont donc jamais eu vocation à aboutir. C’est bien pour cette raison que nous en sommes arrivés à un état d’urgence climatique puisque depuis des décennies nous battons des records d’émissions de gaz à effet de serre (GES). Petits pas à petit pas, on pourra espérer longtemps encore pendant que les discussions se poursuivront lors des prochaines COP 22, 23, 24,…. Sans la société civile.

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Elections régionales : Déclaration nationale

A l’issue de ces Régionales, la France est dans un très mauvais état. La mobilisation de millions de concitoyen-ne-s ayant choisi un bulletin de vote opposé à leurs convictions a permis d’éviter le pire, que le FN remporte des régions. Cela ne saurait cacher la progression en voix du FN dont les thèmes auront marqué toute cette campagne, avec parfois même le concours du gouvernement, dans un climat de mensonges, de peur, de surenchère sécuritaire et xénophobe.

Ailleurs les triangulaires ont permis, le plus souvent avec un écart réduit, la victoire tantôt aux listes LR, tantôt aux listes conduites par le PS. Ces dernières ont évité la déroute en bénéficiant de la mobilisation d’un électorat qui, malgré tout, s’est servi de ce bulletin pour empêcher une droite, aiguillonnée par le FN, d’aggraver encore plus la situation. Cela n’a pas été suffisant en Ile-de-France où le rejet de la politique gouvernementale a lesté la liste de Bartolone, quand la liste de Pécresse a profité d’un bon report d’une partie de l’électorat du FN, notamment des supporters de la Manif pour Tous. Le PS aurait tort de se satisfaire d’avoir conservé 5 régions sur les 12 de France métropolitaine. Ce résultat n’est en aucun cas un vote d’adhésion pour la politique menée par le gouvernement.

Le bilan de Manuel Valls est terrible. Il a décidé d’anéantir toute représentation de gauche dans deux régions, sans utilité autre que ses calculs politiciens pour 2017 comme le démontre le résultat maintenu de Jean-Pierre Masseret en ACAL qui n’ a pas empêché la défaite de Philippot. Le bilan social du gouvernement est celui d’un pays défiguré par un chômage et une pauvreté record, quand les dividendes des actionnaires ne cessent de croître. Un Etat affaibli par la baisse des dépenses publiques, une activité économique en berne, un accord COP21 en trompe l’oeil et qui n’est absolument pas à la hauteur de l’urgence climatique. Le bilan moral est aussi sans appel : en reprenant la mesure du FN de déchéance de la nationalité, il a de fait validé la bataille culturelle menée par l’extrême droite xénophobe. Avec la poursuite de cette politique le pire est devant nous.

Si François Hollande agissait en homme d’Etat, il prendrait acte de la situation et renverrait Manuel Valls afin de de rompre radicalement avec la politique austéritaire de l’offre qui conduit le pays vers l’abime. Il proposerait la seule loi d’urgence qui vaille, celle d’un collectif budgétaire donnant la priorité au pacte social et écologique sur le pacte de stabilité.

Si le PS agissait en parti de gauche, le sursaut invoqué hier par Jean-Christophe Cambadélis serait celui de se tourner vers un Front Populaire pour mettre en mouvement le peuple à l’opposé du social-libéralisme qui a gangréné son parti depuis des années. La situation est en effet aussi grave que celle des années 30.

Mais nous n’avons pas d’illusions. Il faut donc plus que jamais travailler à une autre voie. Dès les législatives de 2012, l’autre gauche n’aura jamais su faire fructifier ni même simplement rassembler l’élan populaire qui s’était porté derrière la candidature présidentielle de Jean-Luc Mélenchon. Chaque élection intermédiaire a brouillé plus encore nos messages, par un refus de nationaliser les enjeux, quand le FN lui n’a cessé de se construire dans une stratégie de conquête du pouvoir.

L’abstention qui reste massive révèle bien cette insurrection froide qui n’a pas trouvé encore sa voie. Le FN continue sa progression, mais il n’a pas gagné. La colère du peuple doit trouver une expression positive, notre responsabilité est immense pour y contribuer.

Il est désormais impératif d’être audacieux et de défricher d’autres formules politiques que celles qui ont échoué pour mettre en mouvement.

On achève bien les Grecs…

livre_affiche_471Frédéric Lordon lors de l’émission Le téléphone sonne ! à l’occasion de la sortie de son livre : On achève bien les Grecs : chroniques de l ‘Euro 2015.

Les positions des différents comités du PG en ACAL… et celle du National !

Au-delà d’une position commune arrêtée en commun à Epinal, les suites du premier tour, et en particulier la candidature de JP Masseret, a amené certains comités du Parti de Gauche dans notre grande région à préciser leur position.

Cliquez pour lire le communiqué du SEN

Comité départemental de la Marne

Le Comité marnais du Parti de Gauche remercie les électrices et les électeurs marnais qui ont témoigné leur confiance au projet régional qu’il soutenait dans le cadre des élections régionales avec la liste « Nos vies d’abord ! ».
Sans surprise, la droite et surtout l’extrême-droite, récoltent les fruits des reniements du président Hollande et de la politique « austéritaire» menée par les gouvernements Ayrault et Valls depuis 2012. Et pourtant leurs programmes ne feront qu’accentuer les difficultés des plus fragiles et mettront en danger la cohésion nationale pourtant indispensable en cette période de fortes turbulences intérieures et extérieures.
Dans un contexte particulièrement difficile, après les attentats du 13 novembre, le rassemblement que nous aurions souhaité plus large, n’a pas réussi à convaincre un assez grand nombre de nos concitoyen-ne-s de l’urgence de mener une autre politique économique, sociale et écologique, mais également de la nécessité de renouveler nos institutions afin que le peuple ne soit plus dépossédé de son pouvoir décisionnel.
Dans notre Région, trois listes restent en compétition pour le deuxième tour. Nous n’adressons pas de consigne de vote. En effet, nous préférons faire appel à l’intelligence politique de nos électeurs et électrices du premier tour et leur laissons donc le soin de voter en pleine conscience, contre les politiques d’austérité, d’où qu’elles viennent, et pour la défense des principes républicains qui ont valeur constitutionnelle : liberté, égalité, fraternité, dignité, justice, laïcité, auxquels il faut ajouter l’écologie.
Il devient urgent, au moment où le premier ministre jette les bases d’une coalition « bleu-rose pâle », que celles et ceux qui ne se résignent pas à voir disparaître « la ( vraie ) Gauche » en France, se retrouvent rapidement pour jeter les bases d’un grand « mouvement » populaire pour le XXI ème siècle, seul capable de s’opposer au programme fourre-tout et dangereux du Front National. Le Parti de Gauche est disponible pour une mise en chantier immédiate de ce « mouvement ». 

Comité départemental de la Haute-Marne

Le second tour des régionales en région ACAL se déroulera dimanche dans une configuration inédite du fait du maintien de la liste conduite par Jean-Pierre Masseret face aux listes de droite et d’extrême-droite. Cette décision a été rejetée par la direction nationale du PS qui voulait imposer le retrait de la liste avant de finalement appeler à voter pour la droite menée par Philippe Richert face à son propre candidat, faisant ainsi perdre tout repère aux électeurs de gauche. 

En conséquence, malgré nos désaccords programmatiques avec la liste de Jean-Pierre Masseret, le comité PG 52 considère que la démarche de maintien au second tour est politiquement courageuse et légitime face à une direction du PS qui méprise les électeurs de gauche en leur refusant l’opportunité d’obtenir une représentation démocratique au conseil régional. Nous pensons que l’extrême-droite et ses idées haineuses ne peuvent pas être combattues en désertant le terrain politique et en validant le discours démagogique « du seul contre tous » tenu par le FN, qui en sort chaque fois renforcé. 

Nous appelons donc chacun à voter à la lumière de sa conscience ce dimanche.

Comité départemental du Bas-Rhin

Le second tour des régionales en ACAL se déroulera dimanche dans une configuration inédite du fait du maintien de la liste conduite par Jean-Pierre Masseret face aux listes de droite et d’extrême droite.  Cette décision a été violemment attaquée par la direction nationale du PS ainsi que par nombre de caciques locaux de ce parti qui préfèrent poursuivre leur compromission avec la droite en appelant à voter pour P. Richert, faisant ainsi perdre tous repères aux électeurs de gauche.

En conséquence, tout en réaffirmant son opposition aux politiques d’austérité d’où qu’elles viennent et son attachement aux principes républicains, le Parti de Gauche du Bas-Rhin considère que la démarche de maintien de sa liste par Jean-Pierre Masseret est politiquement courageuse et légitime. On ne combat pas la montée de l’extrême droite en désertant le terrain politique et en validant le discours « du seul contre tous » tenu par le FN.

 

 

Que faire dimanche ?

Certes, les comités du Parti de Gauche de l’ACAL ont arrêté une position commune. Mais l’heure est à un débat complexe, et à des décisions difficiles, presque d’ordre éthique comme le déclarait sur France Info le camarade Mélenchon.

Alors, parce que c’est la responsabilité d’un parti creuset que d’aider à l’indépendance dans le processus de prise de décision, ci-dessous deux points de vue, dans les échanges que cette question a soulevés dans le cadre de la liste Nos vies d’abord, en espérant que vos commentaires permettront encore d’enrichir et d’éclairer le débat.

Patrick Peron, tête de liste régionale de la liste Nos vies d’abord

« Chers camarades, je pense que les voix de votre mouvement ne changeront rien, l’affaire semble pliée. En effet, le maintien de Masseret offre objectivement la victoire à l’extrême droite et vous le savez. Les triangulaires sont toujours favorables aux listes qui dominent. 
Pour quelques sièges, la liste socialiste va bouleverser la donne politique pour de longues années. La boîte de pandore est ouverte, d’abord par la politique calamiteuse de F Hollande qui doit tout au libéralisme et rien à nos valeurs de gauche, ensuite par le maintien coupable de JP Masseret.
Dans notre vallée sidérurgique et minière, nous avons un maire FN, la ville d’Hayange, élu aussi sur grâce à une quadrangulaire avec 34% des voix en 2014. Dimanche, dans sa ville, le maire FN réalise 46%. Et pourtant, au conseil, il y a des élus d’opposition de gauche qui l’affrontent…
Ce maire, en bonne position, est promis à une vice-présidence du Conseil Régional. Il ne sera pas seul élu frontiste dans notre vallée, ils seront au minimum 3. Demain, les maires de gauche et aussi de droite, devront aller déposer leurs projets pour obtenir des subventions, devant ces élus racistes et anti communistes.
J’imagine le maire FN d’Hayange, et futur vice-président de région, nous recevoir avec jubilation du haut de sa puissance électorale, nous expliquer que nos dossiers seront étudiés sans nous fixer de délai. Oui, nos populations vont souffrir et elle le devront aussi à Masseret. Son retrait donnait toutes ses chances à la liste, certes de droite, mais républicaine, d’empêcher le FN de gagner.
La prochaine étape, 2017, fort de l’appui de trois régions, Marine le Pen sera au second tour de la présidentielle, et vous tous qui refusez de voter à droite, vous le ferez pour éviter à la France, patrie des droits de l’homme, d’être au ban de l’Europe. 
Alors pourquoi ne pas tout faire dimanche pour empêcher la victoire du FN dans notre région et rendre la tâche difficile à ce parti pour les futures échéances électorales ? J’ai en tête les municipales, car je sais la volonté du FN de prendre des villes dans notre région. 
Je voterais dimanche pour la seule liste capable de traduire mon refus obstiné de voir l’extrême droité gagner, elle est de droite mais je veux préserver nos populations. Même si j’ai des doutes sur les chances d’y parvenir, jusqu’au bout, je veux tout faire pour essayer d’éviter la catastrophe dimanche soir. 
En politique il n’y a d’assurance qu’une fois le résultat connu, avant, tout est possible. »

Bastien Faudot, porte-parole du MRC

(il répond à Patrick Peron)

Je prends le soin de vous répondre pour deux raisons.
D’abord parce qu’élu d’un département industriel comme le vôtre (le Territoire de Belfort), où le FN a réalisé un score considérable (35%), je partage votre vive inquiétude. Elle est aussi la mienne.
Ensuite parce que le sujet politique que vous abordez est au coeur de la crise que nous traversons. Faut-il voter Richert ? est l’ardente question à laquelle vous êtes soumis. Elle est prise en étau dans son immédiateté.
Ma conviction est la suivante : céder au court terme dans la réponse, c’est tomber dans le piège qui nous est tendu par un raisonnement tenu depuis trois décennies et qui est devenu une sorte d’invariant de la vie politique : la lutte obsessionnelle contre le FN. Celle-ci a vocation à se substituer aux idéologies (le 1er secrétaire du PS en est l’incarnation). La pression qui s’exerce sur les consciences, sorte d’Etat d’urgence appliqué au scrutin démocratique, conduit à la défaite de la pensée. L’injonction morale (tout-faire-pour-battre-le-FN), nous conduit au désastre. Tout faire, y compris n’importe quoi, signifie une chose : le FN nous a déjà battu. Le vote Richert, ce sera la poussière sous le tapis. Une façon de demander quelques minutes de plus à M. le bourreau. C’est sans doute moins effrayant que pour nos compatriotes de PACA que l’on enjoint, comble du comble, de voter pour Estrosi. Mais où cela peut-il s’arrêter si vous, élu communiste, cédez à cette injonction ?
Cette injonction morale répond d’une structure de raisonnement que le libéralisme a réussi à inculquer dans de nombreuses têtes : la promesse de l’au-delà. Permettez-moi une analogie, je crois qu’elle fonctionne à peu près. Depuis plus de trois décennies, la gauche sociale-libérale, à chaque scrutin européen, nous a vendu l’idée que l’Europe sociale viendrait après. Dans la tension de l’immédiateté, il fallait là aussi faire preuve de responsabilité et de patience. Naturellement, tel soeur Anne, nous n’avons rien vu venir, ni rien changer. Une fois obtenu au forceps un résultat conforme « aux valeurs républicaines », tout est oublié. A coup d’indulgences, on achète un paradis qui naturellement ne vient pas.
Le problème qui se pose à la gauche dans son ensemble, c’est qu’elle est devenue une morale de curé. Un religieux n’est pas là pour penser : il annône sa catéchèse ou ses sourates, et les croyants sont priés de s’en contenter, dans l’espoir d’une vie meilleure : celle d’après.
Mais il n’y a pas d’après. Voilà ce que les électeurs ont exprimé dimanche soir. Les croyants ne croient plus. Cela est déprimant, mais cela est le réel.
Jean-Pierre Masseret a raison. Le motif réel de sa position politique m’importe peu. Factuellement, il décide d’arrêter ce jeu à somme nulle. Il ne fait pas élire Florian Philippot. Ce sont les citoyens, souverains qui en ont prendront la responsabilité et qui, souverains et adultes, en assumeront toutes les conséquences. Notre responsabilité d’élus locaux ne peut consister à continuer de les infantiliser.
Cette décision est sans doute difficile. J’en mesure les tenants et aboutissants, mais je redoute plus encore le sens d’un reddition en rase campagne qui confirmerait la bipolarisation entre le FN et le reste du monde.
Alors, pourquoi je voterai Masseret ?
Je ne le ferais pas dans un contexte normal: les nouveaux socialistes, que j’appellerai ici societalistes, sont en train d’achever ce qui reste de la gauche dans notre pays. Leurs renoncements et reniements ne sont pas des incidents de parcours. Ils structurent une histoire et une idéologie.
Elle ne tient plus qu’à un fil en vérité: leur appareil, Solferino, qui n’est plus qu’une méthode, un comportement fait de docilité et de domestication. Cela n’a rien à voir avec une discipline de parti: la discipline de parti, c’est la solidité du collectif au service des idées qu’il prétend défendre.
Je voterais Masseret précisément parce qu’il genère une salutaire désobéissance. Il réhabilite la vertu du courage comme geste politique. Je ne me fais aucune illusion sur l’avenir de ce pas de côté, mais plus Masseret sera faible, plus Solferino en sortira optiquement renforcé.
A vos commentaires ! et bon courage pour dimanche…

Nos solutions valent mieux que leur COP 21

En images, (photos de streetart lors de la COP 21), les propositions du PG sur le réchauffement climatique.

 

« Concurrence libre et non faussée » : terrible illustration !

Conséquence indirecte de l’effondrement économique du pays après six ans d’austérité, les jeunes femmes y seraient de plus en plus nombreuses à se prostituer pour à peine 2 euros, selon une étude publiée la semaine dernière à Athènes.

Voici le lien vers un article de Libération, montant à quel degré de misère les politiques européennes réduisent le peuple grec…

Et dire qu’en janvier, les électeurs de Syriza criaient : « Αξιοπρεπεία… Dignité ! »

La réaction de Jean-Luc Mélenchon sur France Info

Jean-Luc Mélenchon a réagi ce matin sur France Info, en vue du deuxième tour des élections régionales.

Vous pouvez l’écouter ici (lien vers France Info)

Elections régionales : Communiqué du PG 10

Le Parti de Gauche remercie  les électrices et les électeurs qui ont témoigné leur confiance au projet qu’ils portaient dans le cadre de la liste Nos Vies d’Abord, et les appelle à confirmer leur rejet frontal des politiques d’austérité, d’où qu’elles viennent, et plus encore de celles de l’extrême-droite, en votant en pleine conscience pour nos valeurs communes de tolérance, de laïcité, de solidarité, d’écologie et de République.