Archives de catégorie : Actualité régionale

Elections régionales : Déclaration nationale

A l’issue de ces Régionales, la France est dans un très mauvais état. La mobilisation de millions de concitoyen-ne-s ayant choisi un bulletin de vote opposé à leurs convictions a permis d’éviter le pire, que le FN remporte des régions. Cela ne saurait cacher la progression en voix du FN dont les thèmes auront marqué toute cette campagne, avec parfois même le concours du gouvernement, dans un climat de mensonges, de peur, de surenchère sécuritaire et xénophobe.

Ailleurs les triangulaires ont permis, le plus souvent avec un écart réduit, la victoire tantôt aux listes LR, tantôt aux listes conduites par le PS. Ces dernières ont évité la déroute en bénéficiant de la mobilisation d’un électorat qui, malgré tout, s’est servi de ce bulletin pour empêcher une droite, aiguillonnée par le FN, d’aggraver encore plus la situation. Cela n’a pas été suffisant en Ile-de-France où le rejet de la politique gouvernementale a lesté la liste de Bartolone, quand la liste de Pécresse a profité d’un bon report d’une partie de l’électorat du FN, notamment des supporters de la Manif pour Tous. Le PS aurait tort de se satisfaire d’avoir conservé 5 régions sur les 12 de France métropolitaine. Ce résultat n’est en aucun cas un vote d’adhésion pour la politique menée par le gouvernement.

Le bilan de Manuel Valls est terrible. Il a décidé d’anéantir toute représentation de gauche dans deux régions, sans utilité autre que ses calculs politiciens pour 2017 comme le démontre le résultat maintenu de Jean-Pierre Masseret en ACAL qui n’ a pas empêché la défaite de Philippot. Le bilan social du gouvernement est celui d’un pays défiguré par un chômage et une pauvreté record, quand les dividendes des actionnaires ne cessent de croître. Un Etat affaibli par la baisse des dépenses publiques, une activité économique en berne, un accord COP21 en trompe l’oeil et qui n’est absolument pas à la hauteur de l’urgence climatique. Le bilan moral est aussi sans appel : en reprenant la mesure du FN de déchéance de la nationalité, il a de fait validé la bataille culturelle menée par l’extrême droite xénophobe. Avec la poursuite de cette politique le pire est devant nous.

Si François Hollande agissait en homme d’Etat, il prendrait acte de la situation et renverrait Manuel Valls afin de de rompre radicalement avec la politique austéritaire de l’offre qui conduit le pays vers l’abime. Il proposerait la seule loi d’urgence qui vaille, celle d’un collectif budgétaire donnant la priorité au pacte social et écologique sur le pacte de stabilité.

Si le PS agissait en parti de gauche, le sursaut invoqué hier par Jean-Christophe Cambadélis serait celui de se tourner vers un Front Populaire pour mettre en mouvement le peuple à l’opposé du social-libéralisme qui a gangréné son parti depuis des années. La situation est en effet aussi grave que celle des années 30.

Mais nous n’avons pas d’illusions. Il faut donc plus que jamais travailler à une autre voie. Dès les législatives de 2012, l’autre gauche n’aura jamais su faire fructifier ni même simplement rassembler l’élan populaire qui s’était porté derrière la candidature présidentielle de Jean-Luc Mélenchon. Chaque élection intermédiaire a brouillé plus encore nos messages, par un refus de nationaliser les enjeux, quand le FN lui n’a cessé de se construire dans une stratégie de conquête du pouvoir.

L’abstention qui reste massive révèle bien cette insurrection froide qui n’a pas trouvé encore sa voie. Le FN continue sa progression, mais il n’a pas gagné. La colère du peuple doit trouver une expression positive, notre responsabilité est immense pour y contribuer.

Il est désormais impératif d’être audacieux et de défricher d’autres formules politiques que celles qui ont échoué pour mettre en mouvement.

Les positions des différents comités du PG en ACAL… et celle du National !

Au-delà d’une position commune arrêtée en commun à Epinal, les suites du premier tour, et en particulier la candidature de JP Masseret, a amené certains comités du Parti de Gauche dans notre grande région à préciser leur position.

Cliquez pour lire le communiqué du SEN

Comité départemental de la Marne

Le Comité marnais du Parti de Gauche remercie les électrices et les électeurs marnais qui ont témoigné leur confiance au projet régional qu’il soutenait dans le cadre des élections régionales avec la liste « Nos vies d’abord ! ».
Sans surprise, la droite et surtout l’extrême-droite, récoltent les fruits des reniements du président Hollande et de la politique « austéritaire» menée par les gouvernements Ayrault et Valls depuis 2012. Et pourtant leurs programmes ne feront qu’accentuer les difficultés des plus fragiles et mettront en danger la cohésion nationale pourtant indispensable en cette période de fortes turbulences intérieures et extérieures.
Dans un contexte particulièrement difficile, après les attentats du 13 novembre, le rassemblement que nous aurions souhaité plus large, n’a pas réussi à convaincre un assez grand nombre de nos concitoyen-ne-s de l’urgence de mener une autre politique économique, sociale et écologique, mais également de la nécessité de renouveler nos institutions afin que le peuple ne soit plus dépossédé de son pouvoir décisionnel.
Dans notre Région, trois listes restent en compétition pour le deuxième tour. Nous n’adressons pas de consigne de vote. En effet, nous préférons faire appel à l’intelligence politique de nos électeurs et électrices du premier tour et leur laissons donc le soin de voter en pleine conscience, contre les politiques d’austérité, d’où qu’elles viennent, et pour la défense des principes républicains qui ont valeur constitutionnelle : liberté, égalité, fraternité, dignité, justice, laïcité, auxquels il faut ajouter l’écologie.
Il devient urgent, au moment où le premier ministre jette les bases d’une coalition « bleu-rose pâle », que celles et ceux qui ne se résignent pas à voir disparaître « la ( vraie ) Gauche » en France, se retrouvent rapidement pour jeter les bases d’un grand « mouvement » populaire pour le XXI ème siècle, seul capable de s’opposer au programme fourre-tout et dangereux du Front National. Le Parti de Gauche est disponible pour une mise en chantier immédiate de ce « mouvement ». 

Comité départemental de la Haute-Marne

Le second tour des régionales en région ACAL se déroulera dimanche dans une configuration inédite du fait du maintien de la liste conduite par Jean-Pierre Masseret face aux listes de droite et d’extrême-droite. Cette décision a été rejetée par la direction nationale du PS qui voulait imposer le retrait de la liste avant de finalement appeler à voter pour la droite menée par Philippe Richert face à son propre candidat, faisant ainsi perdre tout repère aux électeurs de gauche. 

En conséquence, malgré nos désaccords programmatiques avec la liste de Jean-Pierre Masseret, le comité PG 52 considère que la démarche de maintien au second tour est politiquement courageuse et légitime face à une direction du PS qui méprise les électeurs de gauche en leur refusant l’opportunité d’obtenir une représentation démocratique au conseil régional. Nous pensons que l’extrême-droite et ses idées haineuses ne peuvent pas être combattues en désertant le terrain politique et en validant le discours démagogique « du seul contre tous » tenu par le FN, qui en sort chaque fois renforcé. 

Nous appelons donc chacun à voter à la lumière de sa conscience ce dimanche.

Comité départemental du Bas-Rhin

Le second tour des régionales en ACAL se déroulera dimanche dans une configuration inédite du fait du maintien de la liste conduite par Jean-Pierre Masseret face aux listes de droite et d’extrême droite.  Cette décision a été violemment attaquée par la direction nationale du PS ainsi que par nombre de caciques locaux de ce parti qui préfèrent poursuivre leur compromission avec la droite en appelant à voter pour P. Richert, faisant ainsi perdre tous repères aux électeurs de gauche.

En conséquence, tout en réaffirmant son opposition aux politiques d’austérité d’où qu’elles viennent et son attachement aux principes républicains, le Parti de Gauche du Bas-Rhin considère que la démarche de maintien de sa liste par Jean-Pierre Masseret est politiquement courageuse et légitime. On ne combat pas la montée de l’extrême droite en désertant le terrain politique et en validant le discours « du seul contre tous » tenu par le FN.

 

 

Que faire dimanche ?

Certes, les comités du Parti de Gauche de l’ACAL ont arrêté une position commune. Mais l’heure est à un débat complexe, et à des décisions difficiles, presque d’ordre éthique comme le déclarait sur France Info le camarade Mélenchon.

Alors, parce que c’est la responsabilité d’un parti creuset que d’aider à l’indépendance dans le processus de prise de décision, ci-dessous deux points de vue, dans les échanges que cette question a soulevés dans le cadre de la liste Nos vies d’abord, en espérant que vos commentaires permettront encore d’enrichir et d’éclairer le débat.

Patrick Peron, tête de liste régionale de la liste Nos vies d’abord

« Chers camarades, je pense que les voix de votre mouvement ne changeront rien, l’affaire semble pliée. En effet, le maintien de Masseret offre objectivement la victoire à l’extrême droite et vous le savez. Les triangulaires sont toujours favorables aux listes qui dominent. 
Pour quelques sièges, la liste socialiste va bouleverser la donne politique pour de longues années. La boîte de pandore est ouverte, d’abord par la politique calamiteuse de F Hollande qui doit tout au libéralisme et rien à nos valeurs de gauche, ensuite par le maintien coupable de JP Masseret.
Dans notre vallée sidérurgique et minière, nous avons un maire FN, la ville d’Hayange, élu aussi sur grâce à une quadrangulaire avec 34% des voix en 2014. Dimanche, dans sa ville, le maire FN réalise 46%. Et pourtant, au conseil, il y a des élus d’opposition de gauche qui l’affrontent…
Ce maire, en bonne position, est promis à une vice-présidence du Conseil Régional. Il ne sera pas seul élu frontiste dans notre vallée, ils seront au minimum 3. Demain, les maires de gauche et aussi de droite, devront aller déposer leurs projets pour obtenir des subventions, devant ces élus racistes et anti communistes.
J’imagine le maire FN d’Hayange, et futur vice-président de région, nous recevoir avec jubilation du haut de sa puissance électorale, nous expliquer que nos dossiers seront étudiés sans nous fixer de délai. Oui, nos populations vont souffrir et elle le devront aussi à Masseret. Son retrait donnait toutes ses chances à la liste, certes de droite, mais républicaine, d’empêcher le FN de gagner.
La prochaine étape, 2017, fort de l’appui de trois régions, Marine le Pen sera au second tour de la présidentielle, et vous tous qui refusez de voter à droite, vous le ferez pour éviter à la France, patrie des droits de l’homme, d’être au ban de l’Europe. 
Alors pourquoi ne pas tout faire dimanche pour empêcher la victoire du FN dans notre région et rendre la tâche difficile à ce parti pour les futures échéances électorales ? J’ai en tête les municipales, car je sais la volonté du FN de prendre des villes dans notre région. 
Je voterais dimanche pour la seule liste capable de traduire mon refus obstiné de voir l’extrême droité gagner, elle est de droite mais je veux préserver nos populations. Même si j’ai des doutes sur les chances d’y parvenir, jusqu’au bout, je veux tout faire pour essayer d’éviter la catastrophe dimanche soir. 
En politique il n’y a d’assurance qu’une fois le résultat connu, avant, tout est possible. »

Bastien Faudot, porte-parole du MRC

(il répond à Patrick Peron)

Je prends le soin de vous répondre pour deux raisons.
D’abord parce qu’élu d’un département industriel comme le vôtre (le Territoire de Belfort), où le FN a réalisé un score considérable (35%), je partage votre vive inquiétude. Elle est aussi la mienne.
Ensuite parce que le sujet politique que vous abordez est au coeur de la crise que nous traversons. Faut-il voter Richert ? est l’ardente question à laquelle vous êtes soumis. Elle est prise en étau dans son immédiateté.
Ma conviction est la suivante : céder au court terme dans la réponse, c’est tomber dans le piège qui nous est tendu par un raisonnement tenu depuis trois décennies et qui est devenu une sorte d’invariant de la vie politique : la lutte obsessionnelle contre le FN. Celle-ci a vocation à se substituer aux idéologies (le 1er secrétaire du PS en est l’incarnation). La pression qui s’exerce sur les consciences, sorte d’Etat d’urgence appliqué au scrutin démocratique, conduit à la défaite de la pensée. L’injonction morale (tout-faire-pour-battre-le-FN), nous conduit au désastre. Tout faire, y compris n’importe quoi, signifie une chose : le FN nous a déjà battu. Le vote Richert, ce sera la poussière sous le tapis. Une façon de demander quelques minutes de plus à M. le bourreau. C’est sans doute moins effrayant que pour nos compatriotes de PACA que l’on enjoint, comble du comble, de voter pour Estrosi. Mais où cela peut-il s’arrêter si vous, élu communiste, cédez à cette injonction ?
Cette injonction morale répond d’une structure de raisonnement que le libéralisme a réussi à inculquer dans de nombreuses têtes : la promesse de l’au-delà. Permettez-moi une analogie, je crois qu’elle fonctionne à peu près. Depuis plus de trois décennies, la gauche sociale-libérale, à chaque scrutin européen, nous a vendu l’idée que l’Europe sociale viendrait après. Dans la tension de l’immédiateté, il fallait là aussi faire preuve de responsabilité et de patience. Naturellement, tel soeur Anne, nous n’avons rien vu venir, ni rien changer. Une fois obtenu au forceps un résultat conforme « aux valeurs républicaines », tout est oublié. A coup d’indulgences, on achète un paradis qui naturellement ne vient pas.
Le problème qui se pose à la gauche dans son ensemble, c’est qu’elle est devenue une morale de curé. Un religieux n’est pas là pour penser : il annône sa catéchèse ou ses sourates, et les croyants sont priés de s’en contenter, dans l’espoir d’une vie meilleure : celle d’après.
Mais il n’y a pas d’après. Voilà ce que les électeurs ont exprimé dimanche soir. Les croyants ne croient plus. Cela est déprimant, mais cela est le réel.
Jean-Pierre Masseret a raison. Le motif réel de sa position politique m’importe peu. Factuellement, il décide d’arrêter ce jeu à somme nulle. Il ne fait pas élire Florian Philippot. Ce sont les citoyens, souverains qui en ont prendront la responsabilité et qui, souverains et adultes, en assumeront toutes les conséquences. Notre responsabilité d’élus locaux ne peut consister à continuer de les infantiliser.
Cette décision est sans doute difficile. J’en mesure les tenants et aboutissants, mais je redoute plus encore le sens d’un reddition en rase campagne qui confirmerait la bipolarisation entre le FN et le reste du monde.
Alors, pourquoi je voterai Masseret ?
Je ne le ferais pas dans un contexte normal: les nouveaux socialistes, que j’appellerai ici societalistes, sont en train d’achever ce qui reste de la gauche dans notre pays. Leurs renoncements et reniements ne sont pas des incidents de parcours. Ils structurent une histoire et une idéologie.
Elle ne tient plus qu’à un fil en vérité: leur appareil, Solferino, qui n’est plus qu’une méthode, un comportement fait de docilité et de domestication. Cela n’a rien à voir avec une discipline de parti: la discipline de parti, c’est la solidité du collectif au service des idées qu’il prétend défendre.
Je voterais Masseret précisément parce qu’il genère une salutaire désobéissance. Il réhabilite la vertu du courage comme geste politique. Je ne me fais aucune illusion sur l’avenir de ce pas de côté, mais plus Masseret sera faible, plus Solferino en sortira optiquement renforcé.
A vos commentaires ! et bon courage pour dimanche…

La réaction de Jean-Luc Mélenchon sur France Info

Jean-Luc Mélenchon a réagi ce matin sur France Info, en vue du deuxième tour des élections régionales.

Vous pouvez l’écouter ici (lien vers France Info)

Elections régionales : Communiqué du PG 10

Le Parti de Gauche remercie  les électrices et les électeurs qui ont témoigné leur confiance au projet qu’ils portaient dans le cadre de la liste Nos Vies d’Abord, et les appelle à confirmer leur rejet frontal des politiques d’austérité, d’où qu’elles viennent, et plus encore de celles de l’extrême-droite, en votant en pleine conscience pour nos valeurs communes de tolérance, de laïcité, de solidarité, d’écologie et de République.

Régionales : la nécessaire transition écologique

NVDA TroyesLors de la dernière réunion publique de la liste Nos vies d’abord à Troyes, Josiane Mayor a abordé la question essentielle de la transition écologique.

Voici le texte de son intervention :

« Je voudrais apporter quelques précisions sur la transition écologique puisqu’elle sous-tend tout notre programme.

Parce que les gaz à effet de serre ont augmenté de 40% depuis 1990, l’objectif, pour notre survie, est de ne pas augmenter la température de plus de 2 degrés jusqu’à 2100.

A l’heure de la Cop 21, la transition énergétique est très à la mode, surtout dans la bouche des plus grands pollueurs de la planète qui sponsorisent cette manifestation.

Pour nous elle n’a de sens que si elle fait partie d’un projet de société et c’est pour ça qu’elle est dans tous les points de notre programme, que ce soit à travers le développement du rail, la relocalisation de l’industrie, le développement des petites structures de agricoles ou le développement des services publics.

La loi Notre qui vise à mettre les territoires en concurrence selon la loi du libre-marché entraînera gaspillage et concurrence, source certaine de pollution. La transition énergétique ne peut se développer dans un système capitaliste dont l’objectif est d’accumuler du capital à n’importe quel prix, sans se soucier ni du salarié ni de l’environnement.

Donc notre projet est le seul qui s’inscrive dans une véritable remise en cause des moyens de production et de la vie collective :

    • nous utiliserons les nouvelles compétences économiques de la Région pour relocaliser l’industrie sur tous les territoires. Et pour ça, nous soutiendrons, par des aides, les salariés qui décideront de reprendre en main leur outil de travail à travers une Scop par ex. , et de produire avec des matières premières locales, pour éviter une circulation inutile, source de gaz à effet de serre. Certaines entreprises, comme l’usine Régnier à Clairvaux ont des difficultés à s’approvisionner en bois parce que celui-ci est vendu directement en Chine pour revenir en produits manufacturés . L’impact écologique est très important, avec des conséquences en matière d’emploi puisque ça crée du chômage technique.

Fralib a montré l’exemple avec la relocalisation des fournitures de matière première comme le tilleul, ce qui a permis de développer l’emploi local. Ils ont choisi la qualité, donc bio. Même chose pour les Pilpa.

Les Scop sont les rares entreprises à n’avoir pas subi la crise ce qui montre bien que cette « crise » n’est qu’un problème de répartition des richesses.

      Dans le même sens, nous avons prévu que les aides de la Région aux entreprises non délocalisables seront conditionnées à la signature d’une charte en matière de respect de l’environnement, des conditions de travail et de l’emploi.

Pour accompagner la nouvelle compétence énergétique de la Région, nous impulserons un plan régional de rénovation de l’habitat afin de réduire la consommation d’énergie. D’ici à 2030, la rénovation énergétique peut créer 700 00 emplois dans la rénovation, au niveau national. Je rappelle que la nouvelle région totalisera environ 310 000 chômeurs.

28% des émission de CO2 provient des transports, en majorité routiers. La Région devra développer les transports publics sur tous les territoires, à travers les Ter, les transports collectifs accessibles à tous dans les grandes agglomérations. Contre le tout-camion, instaurer une écotaxe, qui ne concernera pas les transporteurs locaux et développer le fret et le ferroutage, ainsi que le transport fluvial.

Le prix de l’électricité  dû au nucléaire va considérablement augmenter, à cause de la nécessaire maintenance d’un parc vieillissant. Nous ferons le choix de développer les énergies renouvelables, c’est l’une des raisons pour lesquelles nous refuserons l’enfouissement des déchets à Bure dont la zone est située sur la plus grande nappe géothermique d’Europe.

Et nous accompagnerons la fermeture de la centrale de Fessenheim, qui sera un véritable défi pour la Région : parce qu’il s’agira de reconvertir tous les personnels hautement qualifiés dans une recherche et une industrie porteuse de très nombreux emplois non délocalisables à très long terme (comme le démantèlement des vieilles centrales et la recherche d’énergies renouvelables).

Nous refuserons l’urbanisation excessive, entrainée par la concentration de l’activité économique et des services publics, en ce sens la suppression des services publics de proximité va à l’encontre de la transition énergétique puisque les populations sont obligées de se déplacer sur de longs trajets pour se soigner par exemple. Ce qui entraîne aussi un coût pour la population.

Cette urbanisation entraîne aussi la disparition des terres agricoles. Le Grand contournement de Strasbourg va détruire 300 ha de terres maraîchères et de zones humides. Il faut savoir que l’équivalent d’un département en terres agricoles disparaît en France tous les 7 ans. Ce bétonnage irresponsable est aussi la cause des inondations se plus en plus fréquentes.

De la même manière , nous agirons pour le développement d’une agriculture raisonnée ou bio, seule garantie d’une alimentation de qualité et de traçabilité.

Par ses méthodes de culture, sans intrans (pesticides, engrais azotés…), sans labours profonds, elle préserve les sols et les améliore. Elle agit dans la durée et non dans la rentabilité à court terme. Cette agriculture de proximité protège les cours d’eau et les nappes phréatiques. En France, un rapport de la cour des comptes montre que le coût de la dépollution de l’eau s’élève à 54 milliards d’euros ! Sans parler des problèmes de santé qui plombent la Sécu. Là encore les pollueurs ne sont pas les payeurs !

¼ des émissions de CO2 provient de l’agriculture intensive, par le retournement profond des sols qui libèrent du CO2, les machines et les pesticides.

La plupart de ces petits producteurs ne reçoivent aucune aide de la Pac parce que trop « petits » et ne sont souvent pas indemnisés en cas d’aléas climatiques. La Région devra développer un plan d’aide et de soutien à l’installation d’une agriculture paysanne, en privilégiant les circuits courts, du producteur au consommateur. Dans l’Aube, 4 Amap seulement, 3 Ruche qui dit oui, c’est peu. 0,7% des terres agricoles sont dédiées au bio pour 5% au niveau national.

A travers la compétence sur les lycées, elle favorisera l’approvisionnement des cantines par les producteurs de proximité ( 60% de la viande fournie dans les cantines est d’origine étrangère).

En ce sens, elle ne soutiendra pas les projets d’implantation des fermes-usines qui polluent les sols, est créatrice de CO2 et contribue à la disparition des petits éleveurs, tout en ne créant pas d’emplois puisque tout est automatisé.

La transition écologique ne peut être efficace que dans une société d’égalité des citoyens et des territoires, de redistribution et de contrôle des richesses et pour cela, la Région a besoin d’élus de la liste « Nos vies d’abord » . »

La CGT ACAL aux élections régionales : Non au FN !

Communiqué de la CGT ACAL
relatif aux élections régionales
des 6 et 13 décembre 2015
Ci-dessous le communiqué de la CGT appelant à voter contre le FN, et à utiliser l’arme que constitue le droit de vote pour défendre la condition des salariés… Bravo, camarades !
« Les salariés Lorrains/Champ-ardennais et Alsaciens subissent de plein fouet des choix patronaux et la politique d’austérité qui l’accompagne. La montée de la précarité et du chômage sont de fait un élément d’appréciation essentiel qui conditionne le choix électoral.Dans ce contexte, le Front National parti d’extrême droite, entend prendre la présidence de la grande région grâce à des idées fausses travesties dans une propagande habile mais malhonnête, en agitant un programme économiquement incohérent, opportuniste, et coloré d’un habillage social qui est une imposture extrêmement dangereuse.Il n’y a rien à attendre au niveau des salariés, privés d’emploi, retraités de ce parti pour de nouvelles conquêtes sociales, la hausse des salaires, une bonne protection sociale, plus d’emplois ! Avec eux ce ne sera que division et non le rassemblement ! Leur gestion de villes comme à Hayange ou leur vote dans les parlements où ils sont élus, comme au parlement européen, prouvent qu’ils ne sont pas du côté des salariés !Son idéologie de toujours repose sur la xénophobie, le racisme et l’exclusion, renommée préférence nationale. Nous en voulons pour exemple que chaque page du document électoral du FN qui circule dans la nouvelle Région fait allusion à « l’immigration » ou à « l’étranger ». Les très nombreux travailleurs français transfrontaliers en Allemagne, Belgique, Luxembourg et Suisse ont du souci à se faire !L’avenir des salarié(e)s serait encore plus lourdement impacté si le FN s’installait dans la Région ACAL. Aussi, la CGT en ACAL invite tous les salariés à se rendre massivement dans les bureaux de vote afin de faire vivre leur droit démocratique d’expression et de montrer leur attachement à la démocratie et la République. »Sabine DUMENILCoordinatrice de la région ACAL

 

Professions de foi… gras !

Oui, c’est facile, mais si comme moi vous avez chantonné Une marchande de foie dans la cour de l’école, ça vous rappellera, j’espère, de bons souvenirs du service public. Mais en la matière, c’est à croire que plus c’est gros, mieux ça passe !

Parce qu’à part cette nostalgie, n’attendez pas grand chose de neuf de nos candidat(e)s à la présidence régionale.

On ne partage pas

Il y en a qui assument bien : Monsieur Masseret, du Parti « Socialiste » (1) et Monsieur Philippot, ( du FN  au cas où vous ne passez pas votre journée devant BFMtv.. .ou la 2) ! Un beau grand « Je » tout au long du texte…  Remarque, ça permet à Jean-Pierre Masseret de tellement ignorer ses collègues candidats qu’il peut croire assez stupidement qu’il a des communistes parmi eux !

Bon, le FN, c’est le pompon ! Remarquez, on s’y attendait… Mais une baudruche pareille… à croire (à espérer) qu’elle se dégonfle au premier accroc ! Une profession de foi dans laquelle n’est mentionnée qu’un candidat (et sa suzeraine en bas de page… ah l’amour courtois !), une escalade de je, et un art parfait des propositions rédigées de telle manière que ça n’engage à rien. Un exemple : « geler le niveau des taxes régionales  » Ah bon ! la Région a le droit de lever des impôts maintenant ?… Première nouvelle… Une autre : « Instaurer une politique de tolérance zéro et créer une police régionale des transports »… La politique de tolérance zéro, je me trompe, ou c’est une attribution régalienne de l’état… Que va-t-il lui rester, à la suzeraine, pour la campagne de 2017 ?

Quant à créer une police régionale… Oui, mais attention … « En luttant contre les gaspillages et en faisant de vraies économies de fonctionnement ! » et sans remettre une seule fois en cause la baisse des dotations de l’état … des fois que la suzeraine aurait installé son grand argentier à la cour de l’Elysée dans quelques années…

Donc, vous l’avez compris, pour une fois, le FN vous donne un conseil avisé : si vous voulez que l’on ne dépense pas l’argent de vos impôts régionaux à n’importe quoi car le FN ne vous en donnera pas une miette sur ce que vous aurez versé au niveau national, ne votez pas pour le FN

Ça serait une bonne nouvelle s’il n’y avait pas les petits camarades de Debout le France. Comme le FN, ces fins connaisseurs de nos banlieues, dont on se demande s’ils ont mis un jour les pieds ailleurs que dans une institution privée de centre-ville, nous proposent (toujours en faisant des économies) de sécuriser les abords des lycées et de financer la vidéo-protection des communes qui le demandent. A quelques  milliers d’euros l’unité… pourquoi pas ? Vu qu’aucun de ces deux candidats sécuritaires ne regrette la suppression de plusieurs milliers d’emploi dans les services de police au nom de la RGPP de Sarkozy ou du Pacte de Compétitivité de Hollande… Et bien sûr, rien sur le déficit d’encadrement dans les établissements scolaires…

Debout la France… celle qui se rappelle du de Gaulle de la chientlit, et oublie celui du CNR et de Jean Moulin !

Quand on a lu ça, on a déjà bien souffert…  Mais ce n’est pas fini… Dans ce grand élan de solidarité qui souffle dans la conception de cette grande région, voici Unser Land, le Parti Mosellan… et l’Alliance écologique indépendante… Comme s’il fallait une fois de plus enfoncer le clou qu’il n’y a pas d’identité champenoise, et que tant qu’à avoir été disputée entre comtes de Champagne et de Bourgogne, notre ancienne région pouvait continuer à être l’arrière cour de prétentions territoriales entre Paris qui en fait sa banlieue et Strasbourg qui en fait ses marches… Après tout on pourrait envisager de se remettre aux foires, de vendre du beau drap à ces messieurs des Flandres, et déléguer deux trois chapelains pour castrer les Abelard à venir de la révolution citoyenne qui pourraient s’agiter à Paris…

Bon, si on arrête les élucubrations, un constat : pour parler de la Champagne-Ardenne, deux trois mots sur la santé, sur les circuits courts, sur la désertification… Rien de spécifique !

Maintenant, rassurons ces rédacteurs : contrairement à ce qu’ils disent, tous les partis politiques n’ont pas abandonné les citoyen(ne)s victimes des politiques de précarité. Le Front de Gauche, et la liste Nos Vies d’Abord, a bien l’intention de continuer les luttes dans les usines, auprès des agriculteurs, pour les services publics et contre les atteintes à l’environnement… Bon, nous, on ne fait pas qu’en parler dans la profession de foi, on fait ça tous les jours… Chiche, vous nous aidez pour Bure ou le Technicentre ?

Bon, la profession de la droite.. (La vraie, en bleu horizon) Je passe vite, mais quand même ! Oser, quand on est promoteurs depuis le début des grandes régions, fascinés que l’on est par le modèle ordo-libéral allemand, prétendre que voter pour Richert, c’est « la garantie que demain votre département ne sera pas oublié », c’est quoi ? de l’incohérence ? de la bêtise ? ou cet art de la communication sciemment erronée, si utile pour noyer nos concitoyens dans l’abstention?

Bon, enfin, tout ça, c’est la droite … Occupons-nous de nos affaires, du despotisme éclairé façon PS (ah les ors de la place Stanislas, monsieur Masseret) aux élans d’amour terrestre d’EELV…

Monsieur Masseret ne veut pas nous faire de promesses longues comme le bras, ni jouer les pères Noël avant l’heure … Eh bien ça tombe bien, on n’en veut pas du Père Noël, ni des promesses d’ailleurs, on a eu notre lot en 2012…  On veut une région collectivement gérée pour et par ses habitants, et non d’un comité d’experts autoproclamés, partisans d’un réalisme qui ne cache que leur frilosité économique et leur manque d’ambition sociétale .

« Producteurs sauvons nous nous mêmes… » peut-être pas autant de talent que Souchon, mais quelles paroles !

Car EELV… Ben, j’aurais pas trop de choses à dire ! C’est bien pour ça que je suis en colère … Y a bien Alain Souchon qui chantonne en bas de page sur « les fleurs, les vaches, tout le monde les aime ! » Il est moins sexy, mais Sartre écrivait très justement dans Les mots : « Quand on aime trop les animaux, on les aime contre les hommes. » Et nous, c’est l’humain d’abord…

Alors, franchement, quand on lit le programme, et qu’on cherche bien, il y a des différences : service régional  contre service  national de l’énergie, peut-être un soutien plus marqué à l’apprentissage chez EELV… Je viens de relire, car je me disais « C’est pas possible, t’en as oublié ? » Eh ben non, le reste, allez-y, et trouvez une seule bonne raison à ce qu’il n’y ait pas eu d’accord des gauches anti-austéritaires à l’occasion de ces élections, afin de rendre crédible l’idée du changement dans notre région…

Ce n’est pas une occasion manquée, c’est un gaspillage imbécile…

C’est sans doute la première leçon qu’en tireront tou(te)s les militant(e)s impliquées dans ces élections : la nécessaire construction de l’unité, au-delà de quelques egos et narcissimes partidaires (euh, ceux des autres comme les nôtres), pour enfin renouer avec le succès et le changement… qui risque donc encore d’être pour demain…

Michel Bach

(1) Je vais faire comme Sébastien Fontenelle, dans ses Chroniques sur Politis : des guillements chaque fois que l’emploi d’usage du mot interfère un peu incongrument (!) avec sa signification première !

Moi président(e) ?

Blog-PG10--Aff-reg

Et dire qu’il y a des naïfs pour croire que les élections visent à élire une représentation plurielle de 169 conseillers…

Nos candidat(e)s ont bien compris que ce n’était pas là l’ambition à afficher (à moins que les belles images soient plus révélatrices que les belles paroles).

Pour nous, au PG 10, nous sommes bien contents de faire partie d’un rassemblement qui s’affiche à plusieurs, et pas dans la campagne aseptisée que semblent adorer ceux qui n’ont sans doute jamais rencontré la misère industrielle, les friches abandonnées, les territoires à l’abandon qu’entraînent les politiques d’austérité qu’ils soutiennent.

Alors allons-y… Moi président… et donc un seul personnage sur l’affiche (ou alors un mentor ranci du gaullisme rénové, ou un petit baronnet régional à venir)…

Mais dans la plupart des cas, un homme … ou une femme seule… Pas besoin de colt, ils vous regardent droit dans les yeux !

Le plus navrant, c’est les affiches vertes… Il y en a deux !

PhilippotBelier

 

 

 

 

Bon, soyons justes, le FN est au centre, quand la candidate d’EELV se cache discrètement sur le bord droit de l’affiche…

Mais à part ça, rassurez-vous, ils portent tous deux les mêmes uniformes de l’oligarchie de la cinquième République.

Les ors du futur palais régional à Strasbourg…

En fin de compte, ce n’est qu’en groupe, collectivement, en reprenant nous-mêmes nos affaires en main que nous gagnerons.

Voter pour Nos vies d’abord, c’est voter pour un rassemblement qui s’affiche comme tel… C’est un premier pas vers la 6ème République, pour en finir avec tous les présidentialismes…

PS : Et si ça rend encore plus furieux que le rassemblement de la gauche anti-libérale toute entière ait été rendu impossible à cause de si médiocres ambitions personnelles, force est de saluer la lucidité politique des six députés qui se sont opposés à l’état d’urgence.

Et, à constater qu’ils n’étaient pas du Front de Gauche, on comprend pourquoi la tâche essentielle est de maintenant construire l’implication citoyenne qui permettra d’éviter de telles erreurs.

Plus que de divisions au service d’écuries, c’est d’unité dont le peuple a besoin.

Le PG de l’Aube espère que l’occasion d’unité et de rassemblement des Régionales est la dernière que nous n’aurons pas su saisir.

L’ACAL … 22 % de dettes en plus pour les Champardennais !

dexia-maiVoilà un article fort intéressant, que nous empruntons à L’Alterpresse68, sur les qualités de gestionnaire du candidat de droite à la présidence de la grande région ! Lisez jusqu’au bout … et diffusez l’information… Comme quoi, voter à gauche, la vraie, c’est la seule attitude raisonnable en face de la gabegie néo-libérale.

Vous y apprendrez que cette Alsace dont on nous vante la sobriété est la cinquième région la plus endettée de France, qu’avec la Lorraine elle croule sous les emprunts toxiques? Lisez l’article !

Votre endettement, dans l’Aube, passera de 331 € à 403 €, sans contrepartie aucune… Comment et pourquoi ? Lisez l’article !

Une idée de l’audace de  notre « futur président (?) ». Il engage dans la dernière commission permanente, sans consultation des élus, un montant de 1 milliard d’euros de dépenses… Vous avez bien lu !

Lisez donc l’article !