Archives de catégorie : Ecosocialisme

France : Les AMFiS d’été de la France Insoumise à Marseille

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Ci-dessous le lien vers un long article de Pressenza consacré aux amfis d’été de la France Insoumise…

« Du 24 au 27 août dernier, Marseille a ouvert ses portes à la France Insoumise qui a pu témoigner durant ces quatre journées de sa force d’organisation, d’action, de rassemblement et d’accueil. Plus de 300 volontaires/bénévoles ont répondu présent pour organiser ces amphis avec environ 3000 participants. L’objectif était de préparer la rentrée sur les grands enjeux sociaux mais aussi de se former, comprendre, échanger l’expérience, préparer le changement d’étape du mouvement lors de la convention en décembre, la grande marche à Paris du 23 septembre et donner une dimension internationale à la lutte contre le libéralisme qui n’est pas uniquement celle du peuple français mais de tous les peuples… »

Pour lire la suite, clic sur Pressenza

Justice est rendue au bois Lejuc !

Le communiqué du PG 52 vaut bien évidemment pour le PG 10 !

Et car il ne faut pas gâcher son plaisir, celui, commun, du Réseau “Sortir du nucléaire, MIRABEL – Lorraine Nature Environnement, Meuse Nature Environnement, ASODEDRA, CEDRA 52, Les Habitants vigilants de Gondrecourt, BureStop55, Bure Zone Libre et des opposant-e-s et habitant-e-s en lutte contre CIGÉO de Bure et d’ailleurs – 1er août 2016

PG 52

1er août 2016

Le comité Haute-Marne du Parti de Gauche se félicite de la décision du Tribunal de Grande Instance de Bar-le-Duc qui, ce jour, rend justice aux huit associations et aux quatre habitants de Mandres-en-Barrois qui ont contesté la légalité des travaux menés par l’Andra au lieu dit le Bois Lejuc. Le défrichement de cette forêt est bien illégal au regard des Codes Forestier, de l’Environnement et de l’Urbanisme. Le jugement oblige l’Andra à remettre les parcelles touchées à leur état initial.

Nul doute que l’Andra va faire appel de cette décision. En attendant elle met un coup d’arrêt aux passages en force de l’Andra et jette une lumière crue sur ses méthodes peu soucieuses du respect du droit : Conseil municipal de Mandres-en-Barrois qui se réuni à 6h du matin pour décider de lui céder le Bois Lejuc contre l’avis majoritaire des habitants consultés par référendum, défrichement de la forêt sans autorisation préalable, recours à des vigiles privés aux pratiques violentes pour garder le Bois Lejuc…

Justice est rendue pour préserver la forêt de Mandres-en-Barrois. Mais d’autres décisions doivent suivre pour stopper définitivement CiGéo et le saccage de plusieurs communes par ce projet aussi inutile que dangereux.

Réseau “Sortir du nucléaire, MIRABEL – Lorraine Nature Environnement, Meuse Nature Environnement, ASODEDRA, CEDRA 52, Les Habitants vigilants de Gondrecourt, BureStop55, Bure Zone Libre et des opposant-e-s et habitant-e-s en lutte contre CIGÉO de Bure et d’ailleurs

1er août 2016

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Clic sur l’image pour lire le communiqué sur le site Plus Bure sera leur chute

L’ordonnance du TGI de Bar-le-Duc est à lire en intégralité ici.

Mandres : chronique d’une réoccupation !

Les impressions rédigées par Mireille, les photos prises par Jean-Marc, en balade à Bure avec Reynald… Merci camarades !

« S’ils nous expulsent, on reviendra ! ». C’est ce que déclarait un flyer qui nous avait été remis lors d’une précédente visite à Mandres ; une Gazette éditée par les Résistants ⃰ précisait même la date de ce retour dans la forêt, le 16 juillet, ainsi que l’heure du rendez-vous et le détail de la « manif de réoccupation » organiséWP_20160716_11_38_51_Proe par les militants : départ à 11h de la Maison de la Résistance à Bure, direction entrée Sud du Bois Lejuc, de l’autre côté de cette butte. Il fait très beau et très chaud ; ça monte dur et pas un cm2 d’ombre…

WP_20160716_12_00_51_ProIl est midi quand on arrive au sommet de la butte. Un échange courtois, mais ferme, s’engage entre une militante locale « responsable ⃰» et deux manifestants venus de Mirecourt avec des autocollants et des drapeaux PCF  ⃰, qu’ils vont, finalement, accepter de ranger. Prises de parole : on nous donne des consignes : constituer dès maintenant des binômes ou des trinômes pour ne jamais se retrouver seul-e ; on nous indique le nom de l’avocate à contacter en cas d’arrestation et on nous précise que, parmi les manifestants, se trouvent des « médics » (dont on nous donne le numéro de téléphone) à appeler si on a besoin de soins ; enfin, dernière info : la cantine sera installée à l’entrée Nord.
WP_20160716_12_53_43_ProQuelques centaines de mètres sur terrain plat et on aborde la descente. Plus facile que de grimper mais, dès qu’on aperçoit l’entrée Sud, on comprend que l’accueil qui nous est réservé sera chaud mais pas chaleureux…

WP_20160716_13_14_41_ProLes gendarmes sont beaucoup moins nombreux que les manifestants mais beaucoup mieux armés et, après nous avoir sommés, en vain, de nous arrêter, c’est l’échange gaz lacrymo contre pierres qui s’engage. Reynald nous a équipés de masques, une militante va de groupe en groupe pour proposer du jus de citron : on en imprègne l’intérieur du masque, ce qui le rend très efficace ; je remonte mon foulard PG jusque sous mes lunettes pour protéger mes yeux, mais ça pique quand même. Beaucoup de militants s’agenouillent face contre terre, dans le chemin ou, mieux, dans les blés qui le bordent. La situation semble figée ; aussi, la manif va se diviser en deux groupes : ceux, dont nous trois, qui restent devant l’entrée Sud et ceux qui décident de rejoindre l’entrée Nord à travers le champ de blé ; on voit alors des gendarmes se déployer le long de la lisière du bois et on imagine qu’il ne leur sera pas plus facile qu’ici d’entrer dans la forêt.

WP_20160716_13_31_38_ProCommence alors une très longue attente. Les gendarmes bloquent l’entrée d’un chemin qui longe la forêt acquise par l’ANDRA a minima de façon contestable et contestée par les Résistants, voire en toute illégalité ⃰ ; un habitant de Mandres leur explique que ce chemin appartient à la commune, qu’on ne peut pas nous en interdire l’accès ; il lui est répondu que l’ordre leur a été donné par la Préfecture…dans le cadre de l’état d’urgence ! Le soleil est au zénith et je jette des regards d’envie vers ce chemin ombragé mais interdit.
Soudain, le miracle : sans un mot d’explication, tous les gendarmes s’en vont ; l’accès au chemin communal est désormais libre et les militants s’y engouffrent aux cris de : « On a gagné ! » WP_20160716_14_25_07_ProNouvelle division des manifestants : quelques-uns trouvent tout près un coin où s’asseoir, beaucoup remontent le chemin vers l’entrée Nord et la cantine ; quant aux  Résistants venus réoccuper la forêt, ils traversent le fossé et le talus qui séparent le terrain communal de la « propriété de l’ANDRA » …

WP_20160716_14_29_44_Pro…et se retrouvent face à la milice de l’ANDRA. A peu de choses près, on pourrait les prendre pour des gendarmes : mêmes casques, boucliers semblables à ceux de la police grecque , ils ne craignent ni les pierres, ni les bâtons des Résistants ; je ne peux pas affirmer qu’ils ont des armes à feu mais, en revanche, je les ai vus manier le gourdin sans retenue pour expulser ceux qui viennent réoccuper la forêt, même pas gênés par les caméras de France Télévision… Ils ont l’habitude et savent bien que ce ne sont pas ces scènes que le service public de l’audiovisuel va diffuser ! Retour des gendarmes quand les heurts deviennent trop violents. Nous, on se demande s’il n’y a pas comme une entente tacite entre les services d’ordre d’Etat et la milice privée pour se partager le sale boulot et je (me) dis que, lorsque l’Etat aura signé le TAFTA, on entrera de plain-pied dans ce monde de la police privée et de la justice privée.

L’après-midi se déroule dans cette alternance de moments paisibles (pendant lesquels j’ai l’occasion d’échanger avec des militants : je vous en rendrai compte dans un prochain message) et de reprise des hostilités ; puis les manifestants venus soutenir la réoccupation quittent les lieux, par petits groupes. On allait en faire autant quand, vers 19h, les gendarmes reprennent l’offensive et, de nouveau, on a droit aux gaz lacrymogènes, prélude à une entrée musclée dans la forêt pour procéder aux expulsions. C’est alors que Reynald se plante devant six d’entre eux, fermement décidé à déjouer leur projet de « cueillir » un Résistant planqué dans la lisière. Il va rester là …un certain temps, ne voulant pas « lâcher » un centimètre aux représentants des puissants.
Quand nous reprendrons le chemin du retour, nous croiserons des petits groupes de Résistants qui regagnent la forêt pour y passer la nuit.

Notes  ⃰ :
Les « Résistants » : Même pour éviter les répétitions, je ne les nommerai pas « Zadistes » ; ils refusent cette appellation sans pour autant mépriser les luttes contre l’aéroport. Ils étaient d’ailleurs invités d’honneur au weekend des 9 et 10 juillet à NDDL et, en retour, un car de 47 Nantais est venu les soutenir ce 16 juillet.
Une « responsable » : les guillemets signalent simplement que les occupants Résistants ne se sont pas donné de chefs, que tout ici est décidé démocratiquement en plénière chaque soir dans la Salle à Mandres…
Les drapeaux PCF (ou autres) n’ont pas droit de cité ; les Résistants refusent tout soutien politique officiel et craignent avant tout la récupération.
L’illégalité de cette acquisition de la forêt par l’ANDRA : en janvier 2013, la population avait refusé l’offre de l’ANDRA d’échange de cette forêt contre 350 ha d’autre forêt et promesse d’emplois et de recettes fiscales. En  juillet 2015, le maire a réuni un Conseil municipal en catimini, à 6h du matin pour répondre positivement à l’offre de l’ANDRA, au mépris du choix des habitants.

Lire en plus, sur le blogs de Mediapart, Street Medic Paris : plus Bure sera leur chute…, communiqué de presse de équipes médicale et juridique du mouvement d’occupation du Bois Lejuc sur les violences subies par les manifestant-e-s dans le cadre de la lutte contre le projet d’enfouissement des déchets nucléaires CIGEO.

Lire aussi, sur EclairCit, l’article que Rémy Dufaut consacre à Ce qui se joue à Bure.

Remue-Méninges du Parti de Gauche. En 2017, Insoumis !

Notre Remue-Méninges annuel aura lieu du 26 au 28 août à la faculté Jean Jaurès à Toulouse.

La participation au Remue-Méninges est ouverte à toutes et à tous, que l’on soit adhérent-e du Parti de Gauche ou sympathisant-e. L’inscription s’effectue au préalable via un formulaire d’inscription en ligne à cette adresse 

Vous y trouverez aussi toutes les informations pratiques pour organiser votre déplacement (accès, horaires, tarifs de participation et liste d’hébergements) ainsi que le programme des ateliers et débats qui sera mis à jour au fur et à mesure.

Attention, la date limite

pour s’inscrire aux Remue-Méninges avec repas est fixée

au lundi 15 août.

Notre Remue-Méninges prendra fin samedi soir, afin de laisser la place dimanche matin à un pique nique de la France Insoumise avec Jean-Luc Mélenchon.

Les élections de 2017 seront l’occasion exceptionnelle de porter un projet de rupture avec le système et d’imposer au centre du débat les exigences sociales écologiques démocratiques que le gouvernement Hollande-Valls foule aux pieds depuis 2012. Le Remue-Méninges du PG sera ouvert, tourné vers la campagne de Jean-Luc Melenchon et de la France insoumise qu’il soutient. Nos débats seront inscrits dans une double nécessité : contribuer à construire le nouveau projet politique dont nous avons besoin, et s’inscrire dans les modalités concrètes de l’action.

Comment rompre avec le système ?
Vouloir rompre avec le cadre libéral de l’Union Européenne, avec l’austérité imposée, oui mais comment ? Quels outils concrets construire pour cela? Le Brexit, les élections espagnoles nous fourniront matière à engager le débat sur la stratégie à mener en Europe. Le protectionnisme solidaire, la sortie des traités à partir de la méthode plan A/plan B et avec le dumping social qu’ils permettent seront autant d’axes de réflexion. Quelles perspectives pour toutes celles et tous ceux qui bataillent depuis des mois contre la loi El Khomri et son monde ?

Engager la transition écologique de l’économie
La question écologique n’est pas un supplément d’âme que l’on inscrit au bas d’un programme. Engagés dans toutes les luttes écologistes, nous pensons que la transition écologique est non seulement nécessaire mais également le point central de notre projet du «bien-vivre».
Comment engager cette transition en matière énergétique, agricole ?

De nouveaux droits pour une nouvelle République !
Nous militons pour la 6eme République. La réinvention de notre cadre démocratique est indispensable. De nouveaux droits sont à inventer en termes de libertés, d’émancipation de la personne, dans un contexte marqué par l’enjeu de l’appropriation privée des données numériques et l’exigence d’égalité des citoyens.

Engager de nouvelles manières de militer
Il nous faut réinventer nos discours et nos façons de faire de la politique pour permettre l’émergence de cadres permettant l’implication large toutes et de tous. Des débats et formations pratiques se saisiront de cette question.

Rendez-vous à la fin de l’été à Toulouse !

Du 26 au 28 août à la faculté Jean Jaurès à Toulouse.

Pour télécharger les infos pratiques, clic sur l’image          RM 02

Pas de Paris Plage avec Lafarge !

Ci-dessous, la position de Danielle Simonnet, conseillère à la Ville de Paris, et co-coordinatrice nationale du PG.

Elle aura été la seule à se battre contre cet arrangement scandaleux… Voilà qui relativise bien l’éloquence belliqueuse de nos solfériniens de pacotille !

Depuis l’enquête du Monde établissant que l’entreprise Lafarge aurait financé Daesh pour continuer l’exploitation de sa cimenterie en Syrie, comment la Ville de Paris peut-elle accepter de poursuivre son partenariat avec cette entreprise pour le sable de Paris Plages ?
Cette année, Paris Plages est dédié aux villes de Tunisie victimes d’attentats terroristes il y a un an. Paris honorerait d’autant la mémoire des victimes et son engagement contre Daesh en se passant de ce sable, en boycottant l’entreprise Lafarge pour sa collaboration avec l’organisation terroriste.

Pour signer la pétition adressée à Anne Hidalgo pour mettre fin à ce partenariat scandaleux, c’est ici.

8 Aubois à Notre Dame des Landes, les 9 et 10 juillet

Ci-dessous un article reportage de Reynald Guérin, du Collectif Aubois « contre le projet d’aéroport à Notre Dame des Landes » et présent à NDDL le week-end des 9 et 10 juillet

Cette année, 8 Aubois du Collectif Aubois « contre le projet d’aéroport à Notre Dame des Landes » (NDDL) se sont rendus à la fête annuelle (organisée par la Coordination des Opposants* depuis 2013) qui, cette année, a accueilli 25 000 visiteurs sur les 25 hectares situés aux abords du site retenu pour la construction d’un nouvel aéroport en Loire Atlantique. (Le lieu change chaque année afin de limiter les nuisances sur la faune et la flore protégée).

Motivés à soutenir les résistants locaux, les Aubois s’y sont rendus par covoiturage ou en train. En plus de la solidarité qu’ils souhaitaient témoigner aux insoumis locaux, ils sont allés s’enrichir des forums et débats qui se sont déroulés durant les deux journées, dans les 50 agoras. Actualité oblige, le thème de cette manifestation était « Semailles et Démocratie ». Tout un programme !

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. . . pour une convergence des luttes afin d’arrêter la frénésie
des Grand Projets Inutiles et Imposés.

Ensemble, ils ont parlé de légitimité, de légalité, de nécessité . . .  Ils ont échangés sur le(s) droit(s), la(les) liberté(s), l’émancipation, . . . Ils ont réfléchi sur les notions de « démocratie », de « devoir ». Ils ont discuté des moyens de résister à la destruction irrémédiable des Zones A Défendre (ZAD) comme à Notre Dame des Landes (44), bien sûr, mais aussi à Bure (55), Roybon (38), Villenave d’Ornon (33), etc. , dont les aménagements auraient un impact irréversible.

image018Le barrage de Sivens est un exemple de l’égarement des « bâtisseurs » escortés par les administrations publiques. Le 1er juillet dernier, après la mort de Rémi Fraisse (26 octobre 2014), le Tribunal Administratif annulait trois arrêtés préfectoraux : la Déclaration d’Utilité Publique (DUP), l’autorisation de défrichement et la dérogation à la loi sur les espèces protégées (la zone humide de Sivens en comporte une centaine). Constat était fait que ce projet ne trouvait sa légitimité qu’à travers l’imbrication d’irrégularités.

NDDL et Bure sont probablement les 2 projets français contestés par les opposants aux « Grands Projets Inutiles et Imposés » (GPII) qui sont les plus médiatisés. Ils symbolisent tant la volonté des Pouvoirs Publics à construire des justifications pour orienter des financements auprès de grosses entreprises que la volonté de citoyens à préserver un patrimoine commun. Ce n’est pas revenir à « l’âge de pierre » que de veiller à la planète et aux espèces qu’un soit disant « progrès » anéanti inexorablement. L’humain n’a pas le droit de piller ce qui lui est mis à disposition. Il a le devoir de le protéger !

2 rendez-vous ont été pris pour poursuivre la résistance vis-à-vis des GPII :
–          à Bure, les 16 et 17 juillet
–          à Notre Dame des Landes, les 8 et 9 octobre
Le Collectif Aubois reste mobilisé pour y participer

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Martine Billard (Parti de Gauche) et Yves Jadot (Europe Ecologie – Les Verts) ont montré leurs convergences et certaines fois leurs divergences dans l’atelier « à l’heure du TAFTA / CETA et de l’après COP21 » devant de nombreux auditeurs attentifs qui, à la fin, ont scandés « Tous ensemble ! Tous ensemble ! Ouais ! Ouais ! » . . .

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* Associations citoyennes et organisations de résistances contre le projet d’aéroport à NDDL

Nucléaire : l’été des sales coups ?

Martine BillardCommuniqué de Martine Billard, secrétaire générale à l’écologie

L’assemblée nationale a voté lundi soir le lancement des travaux du projet Cigéo d’enfouissement des déchets nucléaires à Bure. Il s’agit d’un nouveau coup de force. Il a débuté le 7 juillet par l’évacuation violente des occupants du Bois Lejuc à Mandes-en-Barrois qui contestaient le déboisement non conforme au code forestier. Il s’est poursuivi par ce vote en catimini au mépris de l’assemblée : ministre de l’environnement absente, amendements systématiquement repoussés sans argument.

Décidément lorsqu’il s’agit de décisions pro-nucléaire tout est mis en oeuvre pour accélérer la procédure. A l’inverse tout est fait pour que la fermeture de Fessenheim ne se fasse pas. Ce « deux poids/deux mesures » est dans la logique d’une Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) qui non seulement a été présentée avec un retard de 6 mois mais en outre ne respecte pas la loi de transition énergétique. Elle prévoit en effet une part du nucléaire comprise entre 65 et 75% de la production d’électricité en 2023, contre 50 % prévus en 2025 dans le texte.

Hors mobilisations nous n’avons rien à attendre de ce gouvernement. C’est pourquoi le Parti de Gauche soutient plus que jamais les mobilisations antinucléaires à venir. Il sera présent à la réoccupation du Bois Lejuc à Mandres-en-Barrois ces 16 et 17 juillet puis au grand rassemblement des 1er et 2 octobre contre l’EPR à Flamanville.

Le communiqué sur le site national du PG

En soutien à Mandres en Barrois…

Des camarades se sont rendus dimanche 7 juillet à Mandres, pour apporter la solidarité du PG 10 contre une des nombreuses conséquences du projet CIGEO.

 

 

Occupation du Bois Lejuc à Mandres-en-Barrois : la désobéissance civique est un droit

Communiqué du Parti de Gauche

ob_e7f867_tracto-barricadeHormis les grands prêtres du productivisme, qui peut affirmer qu’enfouir les déchets nucléaires les plus dangereux est raisonnable ? Qui peut garantir dur comme fer aux générations futures que l’enfouissement sera entièrement réversible ? Qui peut certifier sans erreur possible que tout accident sera prévenu ?…

Plutôt que de réciter leur bréviaire scientiste, les soi-disant ingénieurs de l’Andra devraient relire Descartes : le doute est la première qualité de toute pensée rationnelle. Et CiGéo ne résiste pas à l’analyse rationnelle : par son coût et ses incertitudes, CiGéo est inutile et dangereux. Par ailleurs CiGéo n’a pas de légitimité politique : il ne s’est développé jusqu’alors que par l’achat des consciences avec l’argent de l’Andra, les passages en force du lobby nucléaire au parlement et au gouvernement. Dernier exemple en date : le député Christophe Bouillon, déjà Président de l’Andra, est nommé rapporteur de la loi sur la réversibilité actuellement en « débat » au parlement. Le conflit d’intérêts est criant.

Face à ce déni de raison et de représentation politique, le Parti de Gauche considère comme légitime de contester des décisions « officielles » contraires à l’intérêt général. Ainsi le droit de propriété de l’Andra sur la forêt communale de Mandres-en-Barrois (Meuse) peut être considéré comme indu.

Le Parti de Gauche exige que Christophe Bouillon soit dessaisi de son mandat de rapporteur de la loi sur la réversibilité et soutient la désobéissance civique des occupants du Bois Lejuc à Mandes-en-Barrois, qui ne font que se réapproprier un bien commun et contester un déboisement non conforme au Code forestier.

Le 29 juin 2016