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En 2017, prenons le relais de la Wallonie !

 

Donald Tusk - Président du conseil européen.
Donald Tusk – Président du conseil européen.

L’actualité de ces derniers jours à propos du CETA, a de nouveau relégué les citoyens européens au rang de sous-représentants face à une institution européenne de fin de règne qui, devant son incapacité à affronter politiquement la réalité, n’a plus d’autres recours que le passage en force en affichant ostensiblement un visage de plus en plus autoritaire.

Nos voisins Wallons avaient montré vendredi 21 octobre dernier un bel exemple de courage politique en refusant de ratifier le CETA, mais ils avaient ainsi causé beaucoup de peine à la ministre du commerce international du Canada Chrystia Freeland. Ce fut une posture un peu trop audacieuse face au mur de Bruxelles qui a alors considéré que cet affront d’un tout petit (cette région représente un peu moins de 1% de la population de l’Europe des 27) devait être effacé sur-le-champ.

Signature du CETA – c’est donc chose faite

Cela n’a pas tardé. Après que le Premier Ministre Belge ait déclaré jeudi soir dernier devant son parlement que : «Pas une virgule n’a bougé dans le texte du CETA», les différents parlements régionaux belges donnaient leur accord au texte amendé et le président du conseil européen, Donald Tusk, annonçait dans la foulée la signature du traité entre le Canada et l’Union européenne.
Le premier ministre canadien, Justin Trudeau, se félicitait de son côté de l’accord trouvé et annonçait sa venue à Bruxelles où l
’accord sur le CETA a été signé ce dimanche 30 octobre.
Pour enfoncer ce clou rouillé dans nos têtes trop dures, la prochaine étape très attendue et souhaitée par nombre de technocrates européens est que les négociations et les processus de ratification des traités de libre-échange relèvent désormais de la seule compétence de la commission et du parlement européens. En d’autres termes qu’il n’y ait plus d’accords «mixtes». En cela, si la cour européenne de justice décide que l’accord commercial avec Singapour est de la compétence exclusive de la commission, la voie sera libre et il n’y aura plus de compte à rendre aux parlements nationaux pour engager les pays de l’Union européenne dans les futurs accords commerciaux.

Alors que beaucoup de commentateurs accusaient la Wallonnie de prendre l’Europe en otage, une majorité de citoyens européens et canadiens se ralliaient à la cause wallonne. Comme l’écrivait encore fort justement Martine Orange vendredi «le problème, pour nombre d’Européens, n’est pas que 1 % de la population européenne puisse bloquer 500 millions d’Européens, mais que seulement 1 % de la population européenne ait été autorisée à débattre sur cette importante question commerciale de cette façon approfondie, que leurs propres élus ne se soient jamais exprimés véritablement sur le sujet.»

Et maintenant ?

Perspectives politiques

Le texte du CETA devra désormais être ratifié par le Parlement européen, sans doute au début de 2017, ce qui permettra sa mise en œuvre provisoire. Dans ce contexte, les élections présidentielles et législatives qui auront lieu en France dans cette période, doivent mobiliser tous les citoyens qui souhaitent sortir de ce carcan.

logo_phi_600La candidature de «La France insoumise» portée par Jean-Luc Mélenchon constitue, à ce titre, un recours inédit et unique en France pour sortir par le haut des traités européens, mais aussi du système de monarchie Présidentielle d’une 5ème République moribonde.

JLM2017 ou l’initiative d’un rassemblement de la gauche

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C’était il a 7 mois dans l’Aube, comme en témoigne cet article paru dans l’Est Éclair du 1er avril 2016. Nous lancions la première réunion de rassemblement citoyen dans l’Aube autour de la proposition de candidature de Jean-Luc Mélenchon.

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Suite à la création de quelques groupes de soutien (trop peu, mais de l’est à l’ouest du département), une deuxième assemblée s’est tenue le jeudi 20 octobre… En voici le compte-rendu dans l’Oeil de Libé du 23 octobre 2016…

D’autres camarades sont partisans d’une manière autre … Mais de grâce qu’on ne nous fasse pas de faux procès…

Nous avons réuni sans exclusive celles et ceux qui voulaient venir…

Nous l’avons fait publiquement et la presse en a rendu compte…

Nous avons collaboré avec, et témoigné au nom des 140000 soutiens à la démarche de la France insoumise, et de son candidat, Jean-Luc Mélenchon…

Alors ne nous demandons plus comment il aurait fallu faire les choses, mais comment les faire avancer à partir de ce qui a déjà été construit…

 

Mélenchon est-il parti tout seul à la présidentielle ? Ou de l’amnésie collective.

« L’essentiel est sans cesse menacé par l’insignifiant. » René Char : si je n’invente absolument rien dans ce billet emprunté au blog de Martine Billard, au point d’emprunter cette citation dans le 23ème commentaire de l’article par un militant revendiquant son appartenance au PCF, je pense que la lecture en est indispensable contre l’inexactitude dont on se complait à entourer la chronologie de la candidature de JLM…

Comme quoi il ne s’agit peut-être pas tant de parler de rassemblement que de le construire…

Martine BillardIl est de bon ton dans les rangs du défunt Front de Gauche de se lamenter sur l’auto-proclamation de la candidature de Jean-Luc Mélenchon, le coup de force que cela aurait été, le fait qu’il serait parti tout seul sans attendre que les autres forces du Front de Gauche prennent position, etc … Jacques Fortin parle même de « candidature imposée par une captation de voix et de notoriété qui « appartenaient » politiquement à la coalition « Front de Gauche » d’il y a cinq ans ».

Quelle drôle de caricature

On peut lire aussi les commentaires à diverses notes de blog où des militants communistes accusent Jean-Luc Mélenchon de vouloir imposer son programme et exigent maintenant qu’on reparte de l’Humain d’abord. Mais qui l’a abandonné ? Mélenchon qui le propose comme ouvrage de référence sur son site jlm2017  ? Ou P. Laurent qui a préféré faire un QCM ? L’Avenir en commun, programme de la France Insoumise a vu intervenir de nombreux contributeurs alors qu’en 2012 le programme avait été négocié entre des équipes restreintes du PCF, du PG et de la Fase. Le problème n’est donc pas là. Le contenu ? Pour le moment aucune critique argumentée n’a été publiée, même si on peut se douter que la fermeture de Fessenheim et la sortie du nucléaire peuvent poser problème.

A lire tous ces propos accusateurs, un observateur extérieur à la scène politique française pourrait se demander qui est cet aventurier, comment il se fait que personne n’ait pu l’arrêter lors de cette annonce, et pourquoi il trouve plus de 142 000 soutiens quand les appels divers à refuser le programme et la démarche de France Insoumise cumulent au mieux 20 000 signataires entre les 3 appels.

Refaisons la chronologie des faits que beaucoup ont tendance à oublier.

Le score, 11,1% soit 4 millions de voix, obtenu par Jean-Luc Mélenchon, candidat commun de toutes les forces du Front de Gauche à la présidentielle de 2012, ainsi que la fabuleuse campagne menée pendant les 10 mois précédents avaient permis de soulever beaucoup d’espoir. Mais rappelons quand même qu’ à l’époque certains, qui aujourd’hui dans la mouvance Ensemble sont contre la candidature de Mélenchon, n’avaient déjà pas souhaité rejoindre cette campagne et avaient attendu les élections législatives.

estivalesDans la foulée des deux élections, se sont tenues en août 2012 les Estivales du Front de Gauche à Grenoble rassemblant des militants encartés ou non dans des partis participant au Front de Gauche. Elles représentaient l’espoir de travail en commun de tous les militants au delà des appartenances partidaires. Ces estivales se tiendront une deuxième et dernière fois en août 2013. En fait le PCF n’y avait jamais été très favorable et y participa de façon plus que modérée.

Lors des municipales le PCF choisira de faire liste commune avec le PS dans la moitié des grandes villes de France à commencer par Paris ou Nantes ville du premier ministre du moment Jean-Marc Ayrault. Non seulement il sera sur des listes communes avec des membres du gouvernement dont l’ensemble du Front de Gauche sans exception critiquait durement les politiques, mais en plus il le fera en utilisant le sigle commun Front de Gauche, le déconsidérant et entretenant ainsi la confusion.

Y-a-t-il eu une décision collective du Front de Gauche à l’époque pour valider cette stratégie ? Non, jamais. Cela a-t-il gêné la direction du PCF de choisir une stratégie contraire à ce que défendait la moitié du FG ? Non plus.

L’été suivant ne verra plus d’Estivales communes et la méfiance s’installera. Lors des élections départementales et régionales le PG mettra tous ses efforts pour obtenir des candidatures communes non seulement du FG mais aussi avec d’autres forces telles EELV et Nouvelle Donne. Le PG acceptera de laisser les titulaires ou les têtes de liste à EELV ou au PCF au nom de la recherche d’unité.

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Patrick Peron, candidat de rassemblement dans le Grand Est… Proposé par le PC, accepté sans discussion par les partenaires au vu de ses qualités… Pourquoi ce genre de chose ne serait-il possible que dans un sens ? (Note de Michel Bach)

Doit-on rappeler l’auto-proclamation de la candidature de Pierre Laurent pour la tête de liste aux régionales en IDF, alors qu’il était déjà sénateur, président du PGE, secrétaire nationale du PCF et ce contre les demandes de discussion de Ensemble ! du PCOF et du PG ? C’était à prendre ou à laisser pour Pascal Savoldelli en charge des élections : « On a la tête de liste la plus crédible ». Pour ne pas créer de la division, nous nous sommes inclinés. Idem dans la région centre avec la tête de liste pour Nicolas Sansu, député-maire de Vierzon, ou Sébastien Jumel, maire de Dieppe en région Normandie etc … Bizarre tout le monde oublie aujourd’hui ces épisodes à moins que pour le PCF tout soit permis ?

A la sortie des départementales et régionales (décembre 2015), de son côté, EELV dit publiquement que les accords avec le Front de Gauche ne servent à rien (entendez ne leur permet pas d’avoir plus d’élus).

L’année 2016 commence le 11 janvier avec l’appel de personnalités à « une primaire des gauches et des écologistes . Pierre Laurent, lors des vœux du PCF le même soir à Colonel Fabien déclare «Certains me disent: primaire. Ce n’est pas ma culture, mais je dis: discutons, échangeons, construisons ensemble».

Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF confirme cet engagement de la direction du PCF dans les primaires avec le PS : « On prend cet appel très positivement, nous sommes favorables et disponibles » Il a souhaité que la gauche soit « capable de collectivement cheminer vers un espace commun » dans les six prochains mois.

Ce à quoi le même soir, Jean-Luc Mélenchon présent à Fabien répond aux journalistes : « Je n’y serai pas parce que quand on va à une primaire, c’est qu’on en accepte le résultat et si Hollande vient, je n’ai aucune raison de le faire alors que je le combats depuis 2012« .

Nous sommes donc le 11 janvier 2016 , la direction du PCF ne rejette pas l’idée de primaires incluant le PS contrairement à Mélenchon qui dit clairement non.

A l’époque tout le monde se demande si la position officielle du PCF est bien de participer à une primaire avec le PS incluant les membres du gouvernement. Pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté, le 14 janvier Olivier Dartigolles réaffirme cette position : «La primaire convoque l’idée d’alternative de gauche, lui redonne ses lettres de noblesse. Elle permettrait de relancer un débat de contenu, de redéfinir des points d’accord». Au risque de devoir se ranger derrière le PS s’il emportait la mise? «Qu’Hollande essaie d’y participer, et il perdra si le peuple de gauche se mobilise».

Pour celles et ceux qui ne le sauraient pas, à l’époque la coordination du FG se réunissait encore mais Pierre Laurent ou Olivier Dartigolles n’ont pas jugé bon de venir devant pour mettre le sujet en discussion. C’est seulement une fois qu’ils se sont exprimés publiquement que l’opportunité d’en discuter en coordination a été envisagée.

C’est dans cette confusion totale ainsi créée, que Jean-Luc Mélenchon, soutenu par le PG, décide d’utiliser sa présence le 11 février au 20 heures de TF1 pour dire sa disponibilité à être de nouveau candidat à la présidentielle.

Vous avez bien lu, l’annonce de la disponibilité de Jean-Luc Mélenchon pour la candidature a eu lieu le 11 février soit un mois après l’annonce par le PCF de l’acceptation du cadre des primaires de toute la gauche avec le PS ! Comme proposition de candidature précipitée, on fait mieux !

D’accord vont me répondre certains, mais quand même à part le PG personne d’autre n’a été consulté. Mais toutes les autres forces du Front de Gauche étaient partie prenante des primaires à part le PCOF qui annonce son retrait en désaccord justement avec cette participation. Vous avez oublié ? Ou c’est trop douloureux de s’en souvenir ?

Ensemble ! participera comme observateur aux réunions d’organisation de la primaire organisée à l’assemblée nationale jusqu’en mars même si de nombreux militants sont contre : Dans le cadre des réunions proposées par les initiateurs de l’appel pour une primaire à gauche publiée dans Libération – auxquelles participent le PS, le PCF, Nouvelle Donne, EELV, Caroline de Haas et les initiateurs de « l’autre primaire », Ensemble! étant observateur – le débat doit se clarifier.

Comité de liaison de la primaire : jeudi 16 mars

Présents : Appel « Libération » : Yannick Jadot, Guillaume Duval, Marie Depleschin ; Appel « primaire de gauche » : Eliot Lepers, Adrien Jeantet ; Direction du PS : Rachid Temal, Christophe Borgel ; Motion B du PS : Christian Paul, Guillaume Balas ; EELV : Marine Tondelier ; ND : Pierre Larrouturou, Marc Obadia ; UDE : 2 pers ; PCF : Olivier Dartigolles, François Auguste ; Ensemble ! : JP Mamet (observateur).

Le PCF ne rompra qu’en juin lorsqu’il apparaîtra clairement que la majorité des militants sont contre et que de toute façon cela ne se fera pas.

Avant, de nombreuses déclarations défendront la démarche. Ainsi le 18 février Nous voulons un débat d’idées qui unit. Déclaration d’Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, et Isabelle de Almeida, présidente du Conseil national, lors de la réunion du comité de liaison de la primaire de la gauche et des écologistes. Le 22 février Pierre Laurent : .

Le 6 avril Tribune dans le JDD « Pour une primaire des idées » signée par O. Dartigolles et I. de Almeida

Le 14 avril Tribune d’Olivier Dartigolles dans Libération. Extraits : « Pour le PCF, une telle primaire, ou tout autre processus citoyen, passe d’abord par la priorité donnée à la construction d’un projet politique élaboré lors de réunions publiques et de débats citoyens sur une question : «Quelle France voulons-nous ?» Le débat sur les candidatures et le vote citoyen pour choisir la ou le candidat(e) n’est donc pas, à ce stade, la question prioritaire. Si l’Elysée et la direction du PS cherchent, par tous les moyens, à planter la primaire, c’est qu’ils ne veulent ni du débat d’alternative à la politique actuelle ni d’un processus confirmant le rejet de la candidature de François Hollande ou de tout autre représentant des renoncements et des trahisons. »

Fallait-il pendant ce temps se tourner les pouces en laissant s’installer le rejet sur le thème « vous êtes tous pareils » ?

Dès le début, le PCF a exigé de Jean-Luc Mélenchon qu’il vienne dans le cadre commun avec le PS. Il a toujours refusé. A partir de là il devenait difficile de discuter.

Au PS, les « frondeurs » ont décidé de s’inscrire dans cette primaire en s’engageant à ne pas s’opposer à la désignation de François Hollande si celui-ci gagnait la primaire. Mieux, ils sont 4 candidats à concourir (Montebourg, Hamon, Filoche, Lienemann ). Même pas capables de se mettre d’accord entre eux pour gagner la primaire ! Et après on vient nous donner des leçons d’unité ?

Quant à EELV, dès leur congrès, ils ont affirmé qu’il y aurait un candidat issu de leurs rangs sans alliance avec personne et qu’il y aurait des candidats de leur parti dans toutes les circonscriptions. On ne peut pas faire plus clair !

A quoi servent donc ces appels à l’unité de forces qui ont déjà fait des choix divergents ?

Et le ridicule ne tue pas, puisque ces jours-ci on a droit à 3 appels à l’unité différent : un lancé par Gérard Filoche, un par l’appel des cent incluant des membres de la direction du PCF et d’Ensemble ! et le dernier par Pierre Laurent lui-même dans un texte où l’écologie a tout simplement disparu comme si c’était un sujet anecdotique pour la présidentielle de 2017.

On peut ne pas aimer, Jean-Luc Mélenchon, avoir des désaccords (mais avec qui est-on en accord total?), mais ce qui serait invraisemblable c’est que certains préféreraient soutenir Montebourg, ancien ministre de Valls, en espérant qu’il gagne la primaire comme Olivier Dartigolles prompt à chercher les divergences avec Mélenchon mais soulignant les convergences avec Montebourg.

Mais comme je le dis dans ce billet, les mêmes qui critiquent JL Mélenchon pour avoir déclarer sa candidature sans l’avoir négociée avec le PCF (il serait toujours en train d’attendre une réponse) trouvent normal que le PCF déclare partout ses candidats aux législatives. Il y aurait donc urgence pour ces élections mais l’entrée en campagne pour la présidentielle pourrait attendre.

Pourtant aujourd’hui, la campagne pour la présidentielle a déjà largement commencé. La candidature de Jean-Luc Mélenchon répond largement à des attentes de la population. On peut choisir de rester dans le microcosme militant à chercher les divergences dans le programme (il y en a forcément, même moi j’ai des points de désaccord comme le vote obligatoire). On peut aussi se dire que pour s’adresser largement à nos concitoyens il faut savoir retenir le principal. Déjà de nombreux communistes et militants d’Ensemble ont fait ce choix et, nous militants de partis, nous travaillons toutes et tous en bonne intelligence aux côtés de toutes celles et ceux bien plus nombreux qui ne supportent tout simplement plus le PS, la droite et l’extrême droite et qui veulent que dans cette échéance présidentielle il y ait une voix pour porter leur colère et proposer des solutions.

Comme le disent Hélène Adam, François Coustal et Olivier Martin dans un billet sur le site d’Ensemble « L’élection présidentielle est, en France, le moment où un maximum de gens, notamment dans les classes populaires, s’intéressent au débat politique. On peut le critiquer, le regretter. Mais c’est ainsi. »

Alors j’espère que le maximum de militants du PCF et d’Ensemble qui n’ont pas envie de rester sur le bord du chemin vont nous rejoindre pour mener toutes et tous ensemble cette belle aventure. Et si la ou le candidat-e d’EELV n’avait pas les 500 signatures, l’écologie aura de toute façon une voie forte dans cette élection par l’intermédiaire de JL Mélenchon. Ce sera à eux de décider de s’y joindre ou de regarder parler d’écologie sans eux.

Lire l’article sur le blog de Martine Billard

Ceci n’est pas un congrès…

Ceci n’est pas un congrès…

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A gauche, Mireille Brouillet

En effet. Entrons dans la salle de conférence : pas de fauteuils, en rangs serrés pour recevoir les conventionnels et les invités, face à un plateau d’où ceux qui savent pourront prodiguer les leçons et la bonne parole à des auditeurs attentifs… et passifs ; rien de tout ça, mais des tables, une kyrielle de petites tables rondes, chacune d’entre elles devant accueillir 5 à 6 personnes : il n’y a plus qu’à chercher sa place. En circulant à travers la salle, on rencontre bien quelques têtes connues, mais ce n’est pas ce qu’on cherche : on cherche Sa Table, la table qu’on a tirée au sort dans celle des deux grandes coupes, Femmes ou Hommes, qui nous concerne : la parité est respectée sur l’ensemble des participants, elle est également imposée autour des tables. Dans cette errance, on est aidé par des guides munis d’un plan des tables et la salle se remplit en même temps qu’augmente le volume sonore et que les nappes blanches se recouvrent peu à peu, non d’assiettes et de couverts, mais de nos documents de travail.tables-rondesCar, s’il ne s’agit pas ici d’un congrès, ce n’est pas non plus un banquet républicain : c’est une convention, la Convention programmatique de la France Insoumise, et les choses sérieuses vont commencer. Les camarades, qui ont mis en place cette convention et qui en conduisent les travaux, parlent depuis un plateau rond et blanc, comme nos tables, mais bien plus grand et plus haut : on les voit de partout mais on peut aussi les suivre sans se contorsionner grâce aux écrans installés sur tous les murs. On entendra aussi, grâce à ce dispositif, les nombreux témoignages d’insoumis-es, en direct ou en vidéo, intercalés entre les différentes séquences de cet après-midi de travail. Des témoignages de l’urgence démocratique, de l’urgence sociale et de l’urgence écologique qui sont au cœur de notre programme.

Alexis Corbière

Le mot d’accueil d’Alexis Corbière, porte parole de la campagne, donne le ton : nous avons bousculé l’ordre établi et notre campagne sera frontale. Nous avons notre candidat, nous avons maintenant notre programme, un programme que nous avons construit ensemble : à nous de le diffuser, à nous de convaincre nos proches, nos voisins, nos collègues. Et nous ne devons compter que sur nous-mêmes pour le faire valoir. C’est l’implication du peuple qui permettra l’application de notre programme ; les media nationaux, outre qu’ils attaquent Jean-Luc Mélenchon, déforment nos propos.

Charlotte Girard

Charlotte Girard, ensuite, rappelle l’historique de l’élaboration de notre programme : s’appuyant sur notre programme de 2012, « l’Humain d’abord », il a été enrichi de 3000 propositions des Insoumis-es qui ont été classées et synthétisées. Puis, des auditions de personnalités d’horizons divers ont permis d’approfondir certains thèmes. Enfin, des organisations politiques qui souhaitaient nous rejoindre ont apporté leur pierre au travail collectif. Aujourd’hui, nous allons choisir les thèmes et les mesures qui seront mis en valeur pendant la campagne.
Viennent enfin les précisions sur les tâches qui nous attendent pour l’heure qui s’ouvre maintenant ; elles nous sont données par Maxime Laisney : 3 séquences de « cogitation » de 20 mn, chacune comprenant 17 mn d’échanges, entre nous autour de la table, sur nos pratiques militantes et 3 mn pour rédiger, sur une fiche collective, nos propositions pour : a. convaincre le plus grand monde ; b. permettre l’implication de toutes et tous ; 3. avoir 577 candidat-e-s aux législatives. On nous donne le signal du départ de la première séquence et toutes les ruches que constituent nos tablées entrent en bourdonnement…
Quand s’achève la troisième cogitation, Maxime et Charlotte reprendront la parole pour nous proposer une dernière tâche : parmi 60 mesures énumérées sur un document de travail, choisir les 10 qui nous paraissent prioritaires pour la campagne ; nous pourrons voter avec nos Smartphones ou sur des ordinateurs mis à disposition dans la salle d’accueil ; les insoumis-es qui nous suivent en direct par internet peuvent également participer au vote, et le résultat nous sera communiqué le lendemain.
Dimanche matin : fin de la Convention…qui ressemble, cette fois, à une fin de Congrès. En effet, outre les résultats du vote de la veille, nous saluons toutes les personnalités étrangères qui suivent de près et soutiennent la démarche de la France Insoumise. Je me dois de souligner que, parmi ces témoignages, deux ont été particulièrement ovationnés et qu’il s’agit de deux femmes : Zoé la Grecque et Aminata la Malienne… Presqu’autant que Jean-Luc, qui clôt les travaux. Pour ma part, j’envoie un salut et un grand merci aux 250 paires de petites mains bénévoles qui ont apporté tous leurs soins à l’installation et à l’animation du Village militant.

La Convention des insoumis à Lille, je n’y étais pas, mais qu’est-ce que c’était bien !

172Je le sais, parce que j’ai suivi beaucoup de ses travaux sur internet, et je n’ai pas loupé le discours de clôture de Jean Luc Mélenchon.

En plus, les participants de l’Aube sont revenus très enthousiastes en louant la qualité et le sérieux des travaux sur les mesures à prendre en priorité.

Mais c’est l’implication des Insoumis, et pas seulement de ceux qui étaient à Lille, qui est remarquable : les quelques 135 000 signataires de l’appui à JLM ont été invités à participer au tirage au sort des « conventionnels ». Il faut remarquer qu’environ 40 000 d’entre eux s’étaient portés volontaires, ce qui est énorme en pourcentage et montre que les « appuis » à JLM ne sont pas seulement venus poser une signature quelque part sur internet…..

On ne peut pas dans ce cas douter de la légitimité de la convention

Sur ces 40 000 volontaires, 1 000 ont été retenus : environ 400 désignés (afin de permettre entre autres aux organisations membres du rassemblement de contribuer au débat) et 600 tirés au sort (la majorité donc !) qui se sont retrouvés par groupe de 5 ou 6 autour de petites tables rondes pour débattre, se positionner et rendre compte à l’assemblée tout entière sur les points du programme qui leur ont été proposés.

Plus de 100 000 personnes ont suivi peu ou prou par internet en direct les travaux de cette convention, et plus de 30 000 d’entre elles ont pu participer aux votes en direct .

57 Cette convention n’a pas été seulement un modèle d’organisation pour l’expression démocratique dans le mouvement, mais aussi une réelle réussite si on regarde les gens qui ont joué le jeu et répondu « présent ».

Les journalistes ne s’y sont pas trompé, qui ont salué au lendemain de la convention le sérieux de l’organisation et du travail effectué. (voir ci-dessous les 15 mesures à prendre)

Les quinze mesures à mettre en avant votées par la Convention de Lille…

 

CETA et la France insoumise

GEORG HOCHMUTH / APA / AFP
GEORG HOCHMUTH / APA / AFP

Les négociations de la dernière chance entre le gouvernement wallon et la ministre du commerce international du Canada Chrystia Freeland ont échoué, ce vendredi 21 octobre 2016. Nos voisins Wallons ont refusé de ratifier l’accord de libre-échange UE-Canada (CETA). Au delà du positionnement pour ou contre CETA, il me semble que nous ne pouvons que les féliciter pour avoir eu un tel courage politique face à l’armée surpuissante des lobbies et des médias.

Côté Canada

La ministre du commerce international du Canada Chrystia Freeland a quant à elle pleurniché au sortir du siège de l’exécutif wallon : « Il me semble évident, à moi et au Canada, que l’Union européenne n’est pas aujourd’hui capable de conclure un accord international, même avec un pays qui a autant de valeurs européennes que le Canada », avant de lâcher un dernier soupir : « Le Canada est déçu, moi personnellement je suis très déçue. J’ai travaillé très fort, mais je pense que c’est impossible. Nous avons décidé de retourner chez nous et je suis très triste. »

Côté France

François Hollande, plus à l’aise que jamais avec les médias, a tenu des propos d’indigné, tentant d’expliquer que s’il avait décidé d’abandonner TAFTA (prononcé TITIP par lui, à l’américaine), c’était justement parce que CETA présentait tous les avantages ou plutôt ne présentait pas les inconvénients de TAFTA, que CETA était un accord beaucoup mieux ficelé et offrant beaucoup plus de garanties que TAFTA.

Côté Wallonie

La signature du traité, théoriquement prévue pour le 27 octobre, était suspendue à l’accord de la Wallonie, qui refuse de donner les pleins pouvoirs à Bruxelles pour parapher l’accord en raison d’une série de problèmes qu’elle relève dans le texte.

Le ministre Président de la Walonnie
Le ministre Président de la Wallonie

La Wallonie a besoin d’«un peu de temps» Le chef du gouvernement wallon, Paul Magnette, s’est dit «surpris» par l’échec des discussions avec Ottawa. «On convergeait bien, on avait une discussion constructive avec les Canadiens, mais on n’a pas pu s’entendre sur le temps et je le regrette.»
Le ministre-président wallon a une fois de plus expliqué que si les discussions commerciales conduites par la Commission européenne avec le Canada ont duré sept ans, la Wallonie, elle, n’a commencé à négocier qu’au début d’octobre avec la Commission, alors que le Parlement régional avait fait connaître ses griefs depuis de nombreux mois. Lire à ce sujet l’interview du ministre-président de la Wallonie : « On ne peut pas nous dire “ce traité est parfait, vous avez le choix entre oui et oui” » «C’est une question de démocratie, simplement», a-t-il plaidé. «Beaucoup ne se sont pas aperçus que nous devions aussi apporter notre signature», a déploré M. Magnette, en référence à ses interlocuteurs européens et canadiens.

Alors doit-on être rassuré ?

L’analyse présentée ici étant tout à fait personnelle, elle sera donc exprimée à la première personne et engage uniquement son auteur.

  • Le Canada  est triste (entendons-nous bien, allusion est faite ici au gouvernement canadien par la voix de sa ministre du commerce international et non pas aux nombreux citoyens canadiens qui ne veulent pas de cet accord. Voir  à ce sujet une excellente vidéo ici qui nous a été suggérée par une abonnée du collectif stop TAFTA Aube).
  • La France tente de sauver les meubles (allusion est faite ici au Président français et à ses collaborateurs et non pas aux nombreux citoyens français qui ne veulent pas de cet accord).
  • La Wallonie, par la voix de son ministre Président, demande «un peu de temps».

Face à ces postures, il faut cependant garder la tête froide et rappeler quelques éléments factuels, encore et encore, puisque les toutous médiatiques continuent, dans leur grande majorité à aboyer uniquement sur les tribunaux d’arbitrage, dont on leur dit de dire que le problème est réglé avec le CETA depuis que l’ISDS est devenu l’ICS. Il est utile de lire à ce sujet (environ 50 pages) l’analyse détaillée de Corporate Europe Observatory.

Donc, revenons aux fondamentaux.
CETA, comme TAFTA, contient deux mécanismes stratégiques et redoutables qui sont :

  1. Le mécanisme privé d’arbitrage qui permet aux firmes transnationales d’attaquer les États lorsqu’elle jugent que les réglementations (à tout niveau, État, région, département, commune) ou normes nuisent à leurs intérêts (entendons libre exercice du business).
  2. Le mécanisme de coopération réglementaire, baptisé «forum de coopération réglementaire» pour le CETA et «conseil de coopération réglementaire» pour le TAFTA. Ce mécanisme donne aux firmes transnationales le pouvoir d’intervenir à tout moment et à tout niveau dans l’élaboration des normes et des règlementations. Il est composé de hauts fonctionnaires, sans mandat populaire.

Dans les faits, ces deux mécanismes permettent donc de ratifier des accords de libre-échange tels que CETA ou TAFTA sur la base d’une version incomplète, donc «rassurante». Pas besoin en effet de dire qu’on autorisera l’exploitation du gaz de schiste ou la libéralisation des produits de consommation à base d’OGM, ou l’autorisation de pesticides puisque tout ceci pourra venir après. C’est, dans le jargon, ce qu’on nomme des «accords vivants» qui reposent sur un «effet cliquet» interdisant (grâce au mécanisme des tribunaux d’arbitrage) tout retour en arrière sur une réglementation adoptée par les firmes privées.

Les jérémiades et les discours «rassurants» sur l’air de «nous n’avons pas encore assez fait de pédagogie sur le sujet» ne sont que des leurres pour masquer le fait que les personnes (car il s’agit de personnes et pas d’objets immatériels) qui sont censées représenter le Peuple et les citoyens qui leur ont démocratiquement accordé leur confiance, ont délibérément choisi d’abandonner le pouvoir aux firmes transnationales. Le qualificatif transnational prend ici tout son sens. Ces firmes n’ont pas de nation de rattachement. Leur géographie se décline selon une cartographie financière de la planète dans laquelle il n’existe que des banques, des produits et des consommateurs.

Alors ne nous laissons pas abuser et ne lâchons rien !

Dans le cadre des élections présidentielles et législatives de 2017, seule la France Insoumise propose un mode de rassemblement citoyen inédit et unique dans cette campagne, permettant une élaboration collective et citoyenne du programme l’«Avenir en commun» qui sera porté par Jean-Luc Mélenchon.

Il est important de noter, à ce sujet, que la mesure programmatique qui est arrivée en tête des votes citoyens à la première convention de la France insoumise les 15 et 16 octobre dernier à Lille, s’intitule :

«Refuser les traités de libre-échange : le traité transatlantique TAFTA entre l’UE et la France, CETA avec la France et le traité TISA de libéralisation des services»

Faisons donc fi de toutes les critiques et attaques sur la personnalité de JLM. Il n’a pas renié son programme ni tourné le dos aux citoyens qui l’ont soutenu et qui ont voté pour lui en 2012. Ne nous trompons donc pas d’ennemi !

S’il demeure une lueur de confiance dans la perspective de ces échéances électorales, c’est bien là qu’elle se trouve et nulle part ailleurs !


Quelques déclarations marquantes sur la volonté de faire advenir un gouvernement mondial privé.

  • R. Reagan – 20 janvier 1981 « Le gouvernement n’est pas la solution à nos problèmes ; le gouvernement est le problème. »
  • M. Thatcher – septembre 1987 « […] qui est la société ? Cela n’existe pas ! Il n’y a que des individus, hommes et femmes, et des familles. »
  • David Rockefeller – 1er février 1999 « Quelque chose doit remplacer les gouvernements, et le pouvoir privé me semble l’entité adéquate pour le faire. »
  • Warren Buffett – 25 mai 2005 (CNN) « Il y a une guerre des classes, évidemment, mais c’est ma classe, la classe des riches qui mène la lutte. Et nous sommes en train de gagner. »
  • J-C Juncker – 29 janvier 2015 (le Figaro) « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens »

Quelques références

  • Raoul-Marc Jennar, «Le Grand Marché Transatlantique – La menace sur les peuples d’Europe», Ed. Cap Béar, 2014
  • Vivien Rebière, «Les territoires face au grand marché transatlantique», Ed. Bruno Leprince, 2015
  • Frédéric Viale, «Le Manifeste contre les accords transatlantiques», Ed. Erick Bonnier, 2015
  • Hors Série Le Monde Diplomatique, «Manuel d’économie critique», 2016. Chapitre VII «Mondialisation : la mise en concurrence des peuples»

Convention de Lille : les 15 propositions qui sortent en tête

fililleLes 15 propositions ci-dessous qui sortent en tête à l’issue de la première convention de la France insoumise qui a eu lieu ce week-end à Lille sont assez explicites et devraient être attrayantes pour qui ne croit plus aujourd’hui aux promesses des candidats monarchiques, embourbés dans les ornières de leurs partis et de leurs primaires sans perspective politique.

Il est temps de réfléchir sérieusement à la perspective de la société que nous voulons et l’opportunité de 2017 n’est pas un fantasme. Mais celles et ceux qui pensent encore qu’une alternative à gauche n’est pas possible ou bien que c’est plié d’avance, eh bien ceux-là travaillent pour le camp adverse qui demain bâillonnera encore davantage leurs protestations à grands coups de 49.3, de tasers et de Flash Balls.

  1. 48% : Refuser les traités de libre-échange : le traité transatlantique TAFTA entre l’UE et la France, CETA avec la France et le traité TISA de libéralisation des services
  2. 43,5% : Abroger la loi El Khomri, rétablir la hiérarchie des normes sociales et le principe de faveur
  3. 38,5% : Règle verte : ne pas prélever sur la nature davantage que ce qu’elle peut reconstituer, ni produire plus que ce qu’elle peut supporter
  4. 38% : Plan A : Proposer une refondation démocratique, sociale et écologique des traités européens par la négociation / Appliquer un « plan B » en cas d’échec des négociations
  5. 36% : Plan de transition énergétique vers les énergies renouvelables par la sortie du nucléaire
  6. 35,5% : Droit de révoquer un-e élu-e
  7. 35% : Référendum pour engager le processus constituant
  8. 33,5% : Protection des biens communs : l’air, l’eau, l’alimentation, le vivant, la santé, l’énergie, la monnaie ne sont pas des marchandises
  9. 31,5% : Séparation des banques d’affaires et de détail et création d’un pôle public bancaire
  10. 28% : Smic mensuel à 1300 euros nets et revalorisation des salaires des fonctionnaires
  11. 27% : Droit de retraite à 60 ans
  12. 26% : Refuser les OGM, bannir les pesticides nuisibles
  13. 25% : Application réelle et immédiate des 35h, aller vers les 32h
  14. 24,5% : Sortie de l’OTAN
  15. 21% : Rembourser à 100% les soins prescrits

Page complète sur la convention de Lille

CETA ou quand Ubu s’invite à l’Assemblée nationale !

Bref retour sur une conférence CETA et TAFTA à Collemiers

Jeudi  dernier 13 octobre, à l’initiative des collectifs STOP TAFTA de l’Yonne (il en existe plusieurs dans ce département, qui sont des collectifs « locaux » et qui correspondent  dans la plupart des cas à une couverture géographique autour d’une municipalité) se tenait à Collemiers, près de Sens, une conférence intitulée «TAFTA – CETA où en sommes-nous ?» à laquelle j’ai assisté. Frédéric Viale (juriste, membre de la commission Europe et du CA d’ATTAC France), et Pascal Durand, député écologiste élu au parlement européen étaient les invités de cette soirée.
Frédéric Viale nous a appris que notre gouvernement nous mentait puisque la France n’a pas demandé l’arrêt des négociations sur le TAFTA, mais un « aménagement » (lire ici par exemple).
Là-dessus, Pascal Durand, député écologiste élu au parlement européen a appuyé le propos en déplorant que la France soit majoritairement représentée par des élus de droite au parlement européen et que ces élus votaient quasi-unanimement pour la ratification de ces traités.

Pour plus de détails sur cette soirée, on pourra consulter le compte-rendu détaillé ici.

Tibéri faisait voter les morts, le gouvernement et son bras armé, le PS, inventent la démission temporaire pour cause de vote «délicat»

Cerise sur le gâteau (au goût un peu amer), Frédéric Viale nous a livré une information que personne dans l’assemblée ne semblait avoir vue, lue ni entendue dans les médias. Il s’agit d’un coup des plus tordus qu’on puisse imaginer, mené par le PS. Tout est dit dans le billet qu’il a rédigé intitulé «Ubu à l’Assemblée nationale : le PS a encore frappé !» et qui montre comment ce gouvernement a d’autres cordes à son arc que le 49.3 pour s’asseoir sur la contestation citoyenne lorsqu’elle tente de s’inviter à l’assemblée nationale.

Si après ça il en reste quelques-uns pour penser qu’en 2017 il faut se la rejouer «tout sauf Sarkozy»… mieux vaut rigoler et pour ça Nicole Ferroni a le talent requis.

Editorial : Cui cui ! Quand l’hiver approche le printemps n’est pas loin !!!

andre_s_photopgAndré Smolarz

Adhérent PG 10

Convention de la France insoumise. Lille 15-16 octobre 2016
Convention de la France insoumise. Lille 15-16 octobre 2016

Ce week-end (anglicisme heureux, synonyme de temps libre si on se projette hors lois Macron et El Khomri, mais aussi petit coucou amical à nos voisins brexitiens), ce week-end donc, a eu lieu à Lille la première convention de la France insoumise. Je n’y étais pas faute d’être ailleurs, mais d’autres y étaient et pourront nous rapporter en détails ce qui s’y est dit, ce qui en ressort…

Ce jeudi 20 octobre à 18h30
au Grand salon de Musique
rue Lamoricière à Sainte-Savine

En attendant jeudi,

il y a toujours la possibilité de visionner les vidéos et différents retours sur les éléments de programme qui ont été débattus. En effet, si on est sérieusement conscient et partisan d’une véritable alternative politique au capitalisme et à sa déclinaison post-moderne qu’on appelle le libéralisme, il vaut mieux chercher le contenu directement à la source plutôt que de se fier au traitement biaisé, réducteur et caricatural qu’en font la plupart des médias. Tous les liens utiles sont disponibles à la fin de ce billet.

Y’en a qui doutent ?

Bien sûr, il y a les dubitatifs ou les réfractaires à l’idée d’une perspective politique de sortie de crise, qui se méfient « des politiques » sur le mode du « tous les mêmes ».
Celles et ceux qui pensent que la solution se réduit à quelques bons sentiments (entendons par là aumône, charité ou compassion qui ne riment pas avec solidarité ou souci du bien commun ou de l’intérêt général) ou à quelques respectables, mais gentilles actions à l’intérieur d’une bulle (« agir localement », mais dans l’entre-soi), tels de jolis oiseaux jouant au canadair en éteignant des feux au goutte à goutte.
Sur ce sujet on pourra lire avec intérêt un très bon article du 23 septembre dernier dans lequel Emmanuel Wathelet pointe Un malentendu répété à l’envi, résumé par le film «Demain» dont le slogan promet de «parcourir le monde des solutions». Il démontre dans cet article que, non, malheureusement, il n’y a dans ces alternatives aucune «solution».

Alors, ces chers douteux, ces chers indécis (indécis, ça commence et ça finit comme insoumis, reste plus qu’à transformer l’essai), devraient prendre un peu de leur temps pour parcourir l’espace ouvert de la France insoumise et nous rejoindre pour faire leur part afin de faire gagner, en 2017, un programme qui porte un véritable projet émancipateur, écologiste, social et de restauration de la démocratie. « Les politiques » dans la France insoumise, c’est eux, c’est nous, ensemble. La photo en entête de cet article l’illustre parfaitement.

"Il faut choisir : se reposer ou être libre" (Thucydide, par Castoriadis)