Archives de catégorie : International

On a perdu ?

Ça y est, enfin, l’Euro de foot est terminé.

Si l’équipe de France avait gagné, on serait submergés de « On a gagné ! ».  Pour autant, peut-on dire  « On a perdu ! » ?

Si l’équipe de France avait gagné, aurait-ce empêché Emmanuel Barroso (Président, portugais, de la Commission européenne entre le 22 novembre 2004 et le 3 novembre 2014) d’accepter la présidence non exécutive du conseil d’administration de Goldman Sachs International (GSI) et de devenir également conseiller auprès de la banque d’investissement de Wall Street ?

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JLM : Le courage d’un député face au monde créé par les media

Ci-dessous la vidéo de l’intervention de JLM qui dénonce les deux poids deux mesures de l’UE dans la condamnation des agissements anti-démocratiques…

L’article entier sur le site Venezuela infos.

JLM : depuis six ans contre le TAFTA !

En vidéo…

et en textes…

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Clic sur l’affiche pour accéder aux différents billets rédigés sur la question par JLM

Suisse : Récupérons la Monnaie Pleine !

A l’heure des débats sur l’euro, quelques éléments de réflexion qui nous viennent de Suisse

Monnaie pleine
Aujourd’hui la monnaie est presque totalement « vide », elle est seulement la promesse de la banque privée de la payer avec de la monnaie « pleine », c’est-à-dire celle de l’État qui est la garantie de la richesse de la nation.

Interview de Leopoldo Salmaso à Konstantin Demeter,

du Comité de l’Initiative Populaire [1] pour la Monnaie Pleine.

Leopoldo Salmaso: Que signifie « Monnaie Pleine » ?

Konstantin Demeter : Lors de la récolte de signatures pour l’initiative Monnaie Pleine, la première réaction à l’expression « monnaie pleine » était souvent un étonnement suivi d’une question : « Mais, on n’a donc aujourd’hui que de la monnaie vide ? » En effet, c’est le cas, ou presque. En Suisse, la monnaie n’est « pleine » qu’à 2,5%, dans la zone euro à 1%, selon les réserves obligatoires respectives, ou à 13%, respectivement à 18% dans la zone euro, selon l’argent liquide créé par les banques centrales respectives. La monnaie pleine est un moyen de paiement légal complet, émis par la Banque nationale suisse. Aujourd’hui, la monnaie électronique ne l’est pas, bien qu’elle soit traitée comme telle, de facto. L’argent de nos comptes courants est seulement une promesse de la banque de nous verser de l’argent liquide, si nous le demandons. Pour cette raison, cet argent n’est pas sûr. En cas de crise financière ou de faillite d’une banque, cette promesse ne peut éventuellement pas être tenue et les clients perdent leur argent, ou alors la banque doit être sauvée par l’Etat, donc par le contribuable. Dans un système de monnaie pleine, tout l’argent sera créé par la Banque nationale ; ainsi l’argent de nos comptes ne sera plus seulement une promesse, mais existera « réellement ». En plus, les comptes courants seront gérés hors-bilan et ne tomberont donc plus dans la masse en faillite. En conséquence, aucune banque ne sera plus « too big to fail », puisqu’il ne sera plus possible qu’une faillite compromette le trafic des paiements. Les comptes courants seront simplement transférés à une autre banque, sans que les clients perdent leur argent.

LS : Quel est le but de l’initiative que vous avez lancée ?

KD : L’objectif principal de l’initiative, c’est de rétablir le droit exclusif de l’Etat de créer l’argent. Si l’initiative est acceptée, la Banque nationale suisse créera tout l’argent dénommé « francs suisses », donc aussi l’argent scriptural créé actuellement par les banques privées. L’argent nouvellement créé sera mis en circulation par le biais de dépenses publiques ou par versement de 500 à 1000 francs par an à chaque citoyen, sans être une dette et sans que des intérêts doivent être payés pour cet argent. En contrepartie, l’Etat profitera ainsi à nouveau du seigneuriage [2] (bénéfice de la création monétaire), qui est inutilisé aujourd’hui. L’argent scriptural se trouvant en circulation aujourd’hui sera « recyclé » dans un délai de 10 à 15 ans environ et deviendra aussi monnaie pleine, ce qui rapportera également un bénéfice pour la communauté. Afin de garantir l’indépendance de la Banque nationale par rapport à la politique et l’économie privée et afin de lui conférer une légitimation démocratique plus large, l’initiative lui accorde un statut semblable à celui du Tribunal fédéral et prévoit une révision de sa forme juridique ainsi que du Conseil de banque, de la Direction générale et des modalités d’élection.

LS : Avez-vous fait l’expérience d’opposition ou de boycottage ? Si oui, de la part de qui ?

KD : Nous étions étonnés du refus précoce de l’initiative par Avenir Suisse, le «think thank» influent et libéral créé par de grandes entreprises multinationales suisses. Celui-ci a publié une critique négative avant même le lancement de la récolte de signatures, ce qui est très inhabituel. Au début de la récolte de signatures, nous nous attendions plutôt à un silence, qui devait empêcher une attention inutile. Nous avons interprété ce prompt refus comme un compliment, car cela montrait l’importance de l’initiative et révélait la peur des adversaires. Cependant, les objections d’Avenir Suisse, tout comme celles publiées en automne dernier par l’Association suisse des banquiers, ne sont pas fondées et visent avant tout à alimenter des craintes injustifiées. Comme on s’y attendait, le Conseil fédéral a récemment rejeté l’initiative, avec les mêmes arguments infondés que ceux des deux organisations mentionnées ci-dessus.

LS : Le 5 juin, le peuple suisse pourra se prononcer sur un revenu de base inconditionnel. Quel est le rapport entre ces deux initiatives ?

KD : Ces deux initiatives ont quelques objectifs en commun. Les deux veulent par exemple diminuer les inégalités économiques et sociales existantes. Cependant, elles sont différentes par rapport à la méthode. Le revenu de base inconditionnel élimine un symptôme, tandis que l’argent créé sans dettes et au bénéfice de tous les citoyens élimine la cause principale de la maladie. Il n’est pas absurde de distribuer de l’argent à la population, que ce soit avec ou sans revenu de base, mais il est absurde de laisser aux banques la création de cet argent et le bénéfice qui en résulte. Aujourd’hui, on comptabilise cet argent aux citoyens comme dette, pour laquelle ils doivent payer des intérêts, au lieu de le leur accréditer, en tant que propriétaires collectifs. Pour cette raison, les deux initiatives se complèteraient très bien. En principe, la monnaie pleine devrait être une condition préalable au revenu de base. Toutes les deux initiatives proposent un changement fondamental du système actuel, mais le revenu de base introduit un tout nouveau système, tandis que l’initiative Monnaie Pleine veut rétablir un système que le peuple suisse approuvait déjà en 1891, quand il a accepté l’initiative pour le privilège absolu de l’Etat à la création monétaire. Au fil du temps, les banques se sont approprié imperceptiblement ce privilège. L’initiative Monnaie Pleine veut donc réintroduire ce que la plupart des citoyens considèrent comme réalisé aujourd’hui déjà, tandis que le revenu de base propage une idée complètement nouvelle.

En tout cas, le bénéfice du système de monnaie pleine ne suffirait pas pour financer entièrement le revenu de base, mais il pourrait y apporter une contribution importante. Le plus important pourtant, c’est que les deux initiatives ont déjà contribué à un débat public fondamental, qui se poursuivra aussi en cas de refus.

LS : En Islande, il y a un projet de loi pour une réforme monétaire semblable à celle proposée par les Suisses. Est-ce à dire que vous êtes bien interconnectés, ou travaillez-vous de façon isolée tout en manifestant une fermentation subliminale qui est plus répandue qu’il ne semble ?

KD : Nous sommes en contact avec la majorité des mouvements de réforme monétaire internationaux. L’organisation International Movement for Monetary Reform (IMMR) créée par Positive Money agit comme point de rencontre et pivot, mais il y a aussi des contacts directs entre les organisations elles-mêmes. Aujourd’hui, 24 pays appartiennent à l’IMMR. Lors de la conférence de presse à l’occasion de la remise des signatures du 1er décembre 2015, on a donné la parole également au Positive Money britannique et à la Monetative allemande, et nous avons projeté les félicitations d’autres organisations internationales. Dans le public et lors de la réunion suivante, il y avait aussi des représentants du Gode Penge danois. Début mars, l’IMMR a organisé un séminaire international à Bruxelles, auquel participaient aussi deux représentants suisses. Au total, 18 pays étaient représentés, de l’Afrique du Sud à l’Islande. J’accorde une importance essentielle à cette coopération, aussi parce que les effets positifs des premières réformes auraient un impact synergique, si celles-ci étaient entreprises dans plusieurs pays. En plus, la collaboration internationale élargirait le débat et amènerait d’autres pays à s’engager dans des voies semblables.

Konstantin Demeter : photographe et bibliothécaire, chercheur du système monétaire. Membre du Comité de l’Initiative Populaire pour la Monnaie Pleine et Coordinateur du groupe régional de Tessin. Membre de l’association Modernisation Monétaire (MoMo).

Liens :

http://www.iniziativa-moneta-intera.ch/

http://www.vollgeld.ch/fr/

[1] En Suisse le terme « Référendum » correspond au référendum abrogatif italien. Mais il existe aussi l’ »Initiative Populaire », correspondant au référendum propositif qui n’existe pas encore en Italie.

[2]  ‘Seigneuriage’ est la différence entre la valeur nominale d’une monnaie ou billet et le coût effectif de sa production. Avec l’argent électronique le ‘seigneuriage’ est proche du 100%.

Lire l’article original sur Pressenza

Aide aux réfugiés : que le FMI verse 2,5 milliards d’euros à la Grèce !

grece-refugiesLe FMI a déjà fait 2,5 milliards € de profits sur ses prêts à la Grèce depuis 2010, et ceci avant le paiement de 462 millions € du jeudi 9 avril. Si la Grèce rembourse le FMI en totalité ce chiffre s’élèvera à 4,3 milliards € d’ici 2024. Pétition en ligne…

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Lettre de la jeunesse grecque à la jeunesse manifestante en France

Asso France grece resistanceL’association France Grèce Résistance publie une lettre de la jeunesse grecque à la jeunesse française en lutte

 » Chèr-es camarades,

rennes-la-manifestation-contre-la-loi-travail-sannonce-tendueVos mobilisations constituent le phare pour toute la jeunesse de l’Europe, qui, aujourd’hui est frappée de l’attaque des gouvernements réactionnaires et néolibérales, ainsi que de l’Union Européenneet du FMI. Avec cette lettre nous voulons exprimer notre solidarité internationaliste indéfectible. Nous voulons apprendre par vos luttes, coordonner notre pas avec le votre. » (…)

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Panama Papers : du balai !

Communiqué du Parti de Gauche

6repL’affaire Panama Papers révèle une fois de plus un scandale massif d’évasion fiscale à l’échelle mondiale grâce aux paradis fiscaux.
Mais pourquoi n’avons-nous pas accès à l’intégralité des personnes et sociétés concernées par ces fraudes fiscales ? La liste doit être rendue publique.

Depuis 2008, une liste noire des 11 pays paradis fiscaux a été établie. Comment se fait-il que rien n’ait été fait depuis à leur encontre ?

Ces scandales révèlent la nature oligarchique du système mondial actuel de collusion entre monde économique et politique gangrenés par la finance et la corruption.

Il y a au moins 80 milliards d’évasion fiscale en France par an. Bercy dispose de plus de 6000 noms de personnes ayant des comptes dans les paradis fiscaux. Mais qu’attend donc le Président
Hollande pour s’y attaquer réellement ?

En monarque de la 5ème République, il semble plus prompt à protéger les fraudeurs qu’à les poursuivre ! Pour les petits contribuables, la procédure est très répressive, pour les grands fraudeurs du fisc
dans les paradis fiscaux, c’est à l’amiable que cela se passe !

Il est temps de mettre un coup de balai dans ces pratiques frauduleuses et d’en finir avec cette 5ème République en convoquant une constituante pour la 6ème !

Pour lutter contre la fraude fiscale, le Parti de Gauche exige :

  • de réels moyens humains pour assurer les contrôles fiscaux : depuis le non-remplacement d’un contrôleur du fisc sur 2 (depuis Sarkozy aggravé par Hollande RGPP/MAP), il manque des milliers de postes !
  • que des accords de réciprocité soient enfin passés pour lever les secrets bancaires, (les USA demandent bien, eux les comptes de leurs ressortissants !)
  • et que la taxation différentielle soit enfin effective : les riches contribuables doivent payer la différence entre leur pays d’exil fiscal et ce qu’ils doivent au fisc français.!
  • la levée du secret bancaire concernant les États comme la Suisse, le Luxembourg, les Pays Bas et les îles anglo-normandes

Le communiqué sur le site national

Derrière la guerre, la politique

Heure-du-peuple

        L’origine du terrorisme n’est ni à Mollenbeck, ni dans «la centaine de quartiers comme Mollenbeck» qu’un stupide ministre de Hollande a pointé du doigt en France. Non, la pauvreté, la ghettoisation et le racisme ne préparent pas ceux qui en sont les victimes au djihad. Et l’assignation de pans entiers de la population au rôle de suspect ne fera pas avancer d’un mètre la lutte contre le terrorisme. Ceux qui cherchent à expliquer les attentats uniquement par le terreau où vivaient leurs auteurs n’en comprendront jamais vraiment les causes. Pas plus qu’ils ne pourraient comprendre une plante en étudiant juste la terre dans laquelle elle pousse, en ignorant qui l’a sélectionnée, plantée, cultivée au fil du temps. La focalisation médiatique et politique sur les «sociétés malades du terrorisme» est ainsi une illusion aussi grossière que la théorie des climats pour expliquer le destin des nations.

Ceux qui se fourvoient sur les causes du terrorisme, ne pourront jamais le vaincre. «Traquer l’ennemi de l’intérieur» ou «faire la guerre au terrorisme» sont des objectifs aussi médiatiques qu’illusoires. D’autant que la mobilisation militaire croissante pour la sécurité intérieure est une catastrophe opérationnelle car elle ampute fortement la capacité de projection et d’entraînement d’une armée déjà anémiée par une décennie d’austérité. Ceux qui prennent de telles décisions ne peuvent que perdre la guerre. Le gouvernement, et plus largement l’Europe, semblent avoir oublié cette leçon fondamentale de Clausewitz : «la guerre trouve son origine dans un but politique; ce motif initial qui l’a provoquée doit faire l’objet de la plus haute attention pendant toute sa conduite». Derrière les actes de guerre qui nous frappent, il y a ainsi des filières internationales, avec leurs réseaux financiers, leurs appuis géopolitiques, leurs médias.Tout un ensemble de décideurs et d’acteurs politiques bien plus connus que d’obscurs kamikazes. Ils sont non seulement en Syrie et en lrak, mais aussi en Turquie, au Qatar, en Arabie Saoudite. Leurs complices sont aussi aux Etats-Unis, en lsraël et en Europe, en particulier parmi les  irresponsables qui  ont déstabilisé les Etats irakien, libyen et syrien

Si la France était vraiment en guerre contre ceux qui la frappent, décorer le ministre saoudien de l’intérieur relèverait de l’intelligence avec l’ennemi. On ne pourra donc gagner cette guerre sans combattre les responsables du terrorisme et pointer clairement ceux qui les soutiennent. En commençant par exemple par libérer la France de leur argent pourri. Et on ne pourra tarir cette guerre sans retrouver une diplomatie indépendante et respectueuse de la souveraineté des nations. Ainsi la France pourra être à nouveau entendue et convaincante en faveur de la paix.

Laureint Mafféïs

Noam Chomsky : Les élections de 2016 risquent de provoquer un “désastre absolu” aux USA

Quelques éléments de réflexion sur l’élection présidentielle nord-américaine…

Article repris du site logo_tlaxcala via Pressenza

« Nous vivons des moments critiques et dangereux. Le néolibéralisme est toujours la doctrine politico-économique suprême, tandis que les sociétés continuent de se détériorer de l’intérieur, alors que les investissements publics, les programmes et services sociaux sont mis à l’encan afin que les riches puissent devenir encore plus riches. En même temps, l’autoritarisme politique est à la hausse, et certains croient que les USA sont mûrs pour l’émergence d’un régime proto-fasciste. En attendant, la menace du changement climatique s’intensifie, tandis que les dirigeants politiques continuent à manquer de courage et de vision pour aller de l’avant avec des systèmes d’énergie de substitution, mettant en péril l’avenir de la civilisation humaine.

 Le problème d'empathie d'Hillary : "Je comprends votre douleur !"
Le problème d’empathie d’Hillary :
« Je comprends votre douleur ! »

Pour ces raisons et d’autres, l’élection présidentielle US  de 2016 est essentielle pour l’avenir du pays et du monde en général. En effet, cela peut être la dernière chance pour les USA d’élire un chef qui puisse changer le cours de sa politique intérieure et étrangère, bien que la perspective de voir cela arriver est peu probable au vu du paysage politique actuel.

En effet, comme Noam Chomsky l’a dit à Truthout dans cette interview, les candidats à l’élection présidentielle de 2016 abordent à peine les grands enjeux auxquels sont confrontés le pays et le monde. Pendant ce temps, la montée du trumpisme et la compétition entre candidats Républicains à qui sera le plus extrémiste et le plus raciste reflète des «sentiments de perte et de peur» profondément ancrés chez beaucoup d’USAméricains.

Néanmoins, ces élections sont cruciales, affirme Chomsky, elles ont une grande importance.

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